‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 187 sur 387 · L'HOMME CREE LIBRE · texte numérisé non relu

L'HOMME CREE LIBRE

avec Dieu et son Fils, car il participe à la nature divine ; la vie supérieure en lui est précisément ce germe du Verbe, ce Verbe spermatique. qui est le trait le plus original et le plus fécond de Y Apologie de Justine La liberté est son apanage; elle est du reste la loi même du monde moral, sa condition essentielle^. Le mal ne naît pas d'une fatalité de nature comme chez les gnostiques, il n'est pas identifié à la matière, il est une révolte de la volonté, un acte de désobéissance, l'abus de la liberté. « Nous n'admettons pas, dit-il, que le sort règle les actions des hommes ou les événements de leur vie. Le bien comme le mal dépendent du libre arbitre de chacun. » Les anges ont été aussi bien créés libres et responsables que les hommes ; ceux qui sont devenus des démons ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes et aux déterminations de leur volonté. Si l'on supprime la liberté, il n'y a plusni biennimal, nimérite ni démérite, ni vertu ni vice. Comment s'expliquerait-ou alors que le môme homme change fréquemment de conduite? Dieu n'a pas créé l'homme à la façon des animaux et des arbres qui n'ont aucune liberté de choix ; ni le châtiment ni la récompense ne seraient applicables à des actions machinales et forcées^. La loi morale a beau être obscurcie parles ténèbres de l'enfer, elle n'en demeure pas moins

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3 Où Y^p wTTrsp xà aXXa, cTov SévSpa x,ai zsfpâzsca, (j.r;c£v 5yvâ[J.£va xpoaipécsi lupâxxeiv, £7:oi''/;jev b ôebç xbv àvOptoixov. [Id., Il, p. 81.)

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