LE MÉRITE HUMAIN
L'idée de mérite humain reparaît déjà bien que timidement ; le sacrifice de Jésus- Clirist a pour but principal de nous placer dans les conditions de mériter à notre tour, après que le pouvoir de Satan aura été brisé et que la mort aura été vaincue et comme enveloppée dans la résurrection du Verbe. Parmi ces mérites, Justin compte le repentir, la connaissance théorique de Jésus- Clirist et de son œuvre, et la pratique des bonnes œuvres. « Si vous vous repentez de vos péchés, dit-il, si vous reconnaissez que Jésus est le Christ, et si en gardant ses commandements vous reconnaissez que le Père a voulu qu'il souffrît ces choses pour que nous fussions guéris par sa blessure, vous obtiendrez le pardon des péchés '. » Le vrai et le faux se mêlent d'une manière subtile dans cette déclaration, car la pratique du bien est posée comme l'une des conditions du pardon des péchés. Les chrétiens et les saints de l'ancienne alliance ont, en définitive, suivi le même chemin pour arriver au salut. La loi de Moïse ordonne à ses adhérents d'accomplir ce qui est foncièrement d'accord avec le bien et la piété. Aussi tous ceux qui ont accompli le bien essentiel, général et éternel, sont agréables à Dieu, et ils seront sauvés par Christ au jour de la résurrection, aussi bien que les Juifs qui les ont précédés, Noé, Hénoc et Jacob, et les païens avec ceux qui ont
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