JESUS RAMENE A L'UN PAK LA GNOSE
son corps qui n'est pas sorti du sépulcre; la partie supérieure de son être est seule ressuscitée, il a laissé Téléraent psychique à la région sublunaire ; s'élevant d'un degré il a abandonné à Ja région plus haute où règne le grand Archôn, l'élément qu'il lui avait emprunté; il a rendu au Saint-Esprit le souffle divin qui l'avait animé, et enfin la troisième essence qui était en lui a dépassé le firmament et s'est consommée dans l'absolu. C'est ainsi qu'il nous a montré par lui-même comment s'opère la crise de séparation et d'organisation dans l'univers ; car il en csU'image parfaite et nous présente en sa personne un véritable microcosme. « Jésus a été les prémices de la distinction des essences et sa passion n'a eu d'autre but que de séparer les éléments qui avaient été confondus ^ » En réalité il n'est que le type du vrai gnostique; il nous sauve en nous éclairant. Voilà pourquoi il ne peut pas plus qu'aucun de nous réclamer la perfection originelle et absolue. N'at-il pas fait partie comme tout être du mélange primitif ? N'a- t-il pas participé à cette confusion au sein de laquelle le mal et le bien, l'esprit et la matière sont mêlés indistinctement -? Par conséquent c'est à bon droit qu'on admet pour lui comme pour tout homme la possibilité du péché qui explique la souffrance même chez les meilleurs des êtres, sans qu'on ait le droit d'accuser Dieu. « J'aimerais mieux tout , dit Casilidès,
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* C'est là. le sens du curieux passage de Basilidès cité par Clément