JESUS-CHRIST EST LE LEGISLATEUR PARFAIT
elle est un triomphe. Cependant, quand on presse les textes, tout en faisant la part du mvstère qui est au fond de l'acte rédempteur et que Clément reconnaît, on n'y découvre rien qui ressemble à un sacrifice d'expiation. Le Verbe incarné est avant tout le législateur parfait dont le pouvoir souverainrs'exerce sur l'âme qu'il a faite à son image et comme de sa substance; il la purifie et l'enlève au mal. La justification se confond entièrement avec la purification. Aussi, pas plus que chez Justin, on ne voit une ligne de démarcation fermement tracée entre les deux économies. Le Verbe était l'ange de l'ancienne alliai. ce, voilé de .sévérité, mais sa sévérité était toute miséricordieuse. Ce voile tombe dans l'Evangile, c'est donc toujours la môme œuvre, avec une simple différence de degré. Moïs(', sous l'inspiration du Verbe, a ramené les âmes au bien par l'instruction et le châtiment. Il a été lui aussi un bon pasteur, en formant les hommes à la vertu et en rallumant dans leurs âmes le lumignon presque éteint '. Jésus a-t-il fait autre chose? S'il a déployé une puissance incomjiarable, c'est qu'il était le Verbe incarné, connaissant parfaitement le bien véritable. Législateur divin, il a promulgué le commandement qui sauve ^ La loi poursuit le même but que l'Evangile, elle nous corrige par le châtiment et nous range sous l'autorité de Dieu. L'Evangile achève l'œuvre commencée, en nous inspirant la crainte d'offenser le Père céleste ; l'amour est le complément de la sainteté. A ce degré élevé de vertu nous sommes les fils
» S'rom., I, 26, 1G8.
« To ciùir,ç>io^i 7:p57-caYlxa. (/'/., I, 26, 169.)