‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 224 sur 387 · IL NOUS RAMÈNE AU BIEN · texte numérisé non relu

IL NOUS RAMÈNE AU BIEN

de Dieu ; la charité couvre nos péchés, nous sommes jugés dignes d'être admis dans le rovaume céleste '. Dieu \eut que l'homme devienne Dieu ^.

C'est ainsi que le salut demeure toujours le prix de la sainteté reconquise. Le rôle de Jésus dans cette œuvre de purification est très-nettement défini dans le passage suivant : « Dans la vie présente, nous sommes des malades en proie aux désirs dégradants, aux voluptés infâmes, enflammés de mille passions; nousavous besoin d'un Sauveur. Le nôtre ne nous a pas seulement apporté des remèdes agréables, mais encore des remèdes douloureux. La crainte elle aussi sauve, malgré son amertume. Nous donc, les malades, nous avons besoin d'un médecin ; nous les (garés, nous avons besoin d'un maître ; nous les aveugles, nous avons besoin de celui qui rend la lumière ; nous les altérés, nous avons besoin de la source vivante qui désaltère à jamais; nous les morts, nous avons besoin de la vie ; les brebis demandent qui les paîtra, les enfants demandent qui les instruira. Oui, toute l'humanité demande Jésus '', afin que nos égarements et nos péchés ne nous conduisent pas à une condamnation finale, mais que nous soyons délivrés de nos souillures et recueillis dans le grenier céleste.... » « Chacun sera jugé par ses œuvres \ « Le salut ainsi

» Strom., 1,27, 173.

» 0ebç oè èy.etvoç o àvOpcoTuoç •^l^Z'^'^i ox'. ^oÛAexat o Osoç. [Pxdag., III, 1, 1.)

' ilaca Y) àvGpu)7:éTY]ç û£CiJ.£Oa \T^ao\) , ïva [xy; àvaYtoYot xai àiÀap-iwAoi £Îç TSAoç TYj 7.aTac{y,rj èi^.z£7to[X£v, C'.a/.piOa)[ji.$v o'î tûv ày^up[;.iwv xai etç ty)v xa-cpwav àTCoOYjy.r^v GwpeuOûp-sv. (/c/. , I, 9, 83.)

» ld.,\, %, 71.

Page 1