‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 225 sur 387 · IL A VAINCU LA MORT · texte numérisé non relu

IL A VAINCU LA MORT

compris n'est pas autre chose que la conversion opérée en nous par le Verbe.

Quand Clément emploie le terme de rançon , ou quand il dit que le Verbe par sa couronne d'épines a porté sur sa tête tous nos crimes et nous en a délivrés, ce sont des images qu'il emprunte au style biblique '. Les principes généraux de son système nous empêchent de prendre dans le sens d'une orthodoxie plus moderne le passage suivant : « Jésus est mort victime du plus affreux des forfaits humains ; il l'a donc porté sur lui, et par sa souffrance même a vaincu la mort et Satan ^. >>

Il est pourtant un texte de Clément qui dépasse son point de vue ordinaire. Il met dans la bouche de Jésus ces belles paroles qu'il lui fait adresser aux pêcheurs : « Je suis le maître des enseignements célestes, j'ai lutté pour toi contre la mort et j'ai effacé ta propre mort que tu avais méritée par tes péchés et par ton incrédulité'. » Nous avons reconnu que pour Clément le péché enfante la douleur. Jésus en mourant a vaincu le péché et par là même la mort qui en est la conséquence. 3Iais entre cette idée toute générale et le payement d'une dette à Dieu qui aurait consisté dans une malédiction directe, il y a une grande distance; elle n'a pas été franchie et ne pouvait l'être dans le système que nous avons exposé.

Cette théorie de la rédemption ne rend un compte

> Psedag., Il, 8, 74.

* ITovr^pa ne signifie pas ici la peine du péché, mais le péché luinnême.

^ Tcv ccv sçix'.za Oiva-cv 3v wi^eCktc,. [De dh: serv., 2i.)

Page 1