‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 226 sur 387 · INSUFFISANCE DE CETTE THÉORIE · texte numérisé non relu

INSUFFISANCE DE CETTE THÉORIE

sufiBsant ni des textes bibliques ni des besoins profonds de l'âme humaine. La révélation de l'Ecriture, comme celle de la conscience , réclament une réparation qui soit accomplie par le représentant de l'humanité. Cette divine réparation apporte le pardon et fonde la sainteté, qui se réalise par l'appropriation progressive d'un salut déjà consommé. Le pécheur, après s'être prosterné sous la croix, se relève justifié par l'œuvre du Christ qu'il a acceptée et ratifiée. Saisie par la foi, elle lui appartient comme un trésor de grâce où il peut puiser tous les jours de nouveau. Clément se contente de rattacher le salut à l'amélioration, à l'accomplissement ds la loi divine, telle qu'elle a été révélée par Jésus Christ, tout en donnant une grande importance à sa victoire sur la mort et aux secours qu'il nous accorde. Il ne parvient pas dans cette voie à donner au relèvement de l'homme une base inébranlable. Il distingue avec soin les péchés commis avant ou après la repentance. La première repentance obtient la rémission des péchés, parce qu'elle est un principe de purification '. La seconde repentance qui est motivée par les chutes du croyant ne peut pas se réclamer directement de la rémission des péchés proclamée par le baptême ^. Clément ne s'explique pas nettement sur cette différence, mais on comprend très-bien que pour lui l'œuvre du Christ ne suffit pas à elle seule dans tous les cas, et qu'il réclame autre chose que la rémission des péchés. La repentance ainsi définie est bien près de devenir une pénitence plus ou moins expia-

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