PURIFICATION DE L'AME DANS L'AUTRE VIE
toire. Les fautes commises après le baptême ne sont pas au bénéfice du pardon accordé au nom de Christ au moment de la premièie repentance, elles doivent être ré- \)arées par le châtiment ^ De là logiquement la nécessité d'une purification douloureuse et graduelle qui se prolonge même au delà de la ^ie afin de nous élever peu à peu à la parfaite sainteté qui se confond avec le salut : « Quand nous lisons dans l'Ecriture, dit Clément : Ta foi t'a sauvé, nous n'entendons pas ces mots dans le sens que nous soyons sauvés par une foi quelconque que ne suivraient pis les œuvres. » Ces mots d'ailleurs ne s'adressaient qu'aux Juifs qui vivaient d'une façon irréprochable conformément à la loi, et auxquels ne manquait que la foi au Sauveur. « Quand tu auras quitté ce corps il faudra rejeter les passions qui ranimaient, avant que tu puisses entrer dans la demeure qui t'est préparée, car connaître est plus que croire, et se voir jugé digne des plus grands honneurs du ciel est plus que d'être simplement sauvé. Le fidèle qui au travers d'une sévère discipline a rejeté les passions, subit dans une demeure meilleure un châtiment plus grand ^ ; il connaît la repentance particulière qui suit les péchés commis après le baptême. Il gémit de n'avoir pas encore atteint ou de ne pouvoir jamais atteindre le haut degré de perfection où il voit ses frères. » Le ciel est une hiérarchie morale où chacun est placé selon son mérite ^.
' De div. scrv., 39.
Tr]v xcXasiv. [Slrom., VI, 14, 109.) 'î Id., VI, 13, 106.