TOUT EN REVIENT A IMITER DIEU
tianisnie écarter ton le opposition entre la foi et la raison et montrer comment elles se concilient dans le Verbe. La nature et la grâce ne forment nulle part une antinomie, car Thomme esL fait pour Dieu, — il est divin dans le fond de son être. La perfection n'est pas en dehors ou au-dessus de l'humanité, elle est la réalisation complète de sa destinée. Il s'ensuit que la morale chrétienne sera profondément humaine, qu'elle ne réclamera le sacrifice d'aucun des éléments de notre vraie nature, et qu'elle aboutira à l'union de notre âme avec Dieu et avec son Verbe. Le grand principe moral de Clément, celui auquel il ramène tous les préceptes, est ainsi exprimé : « Il faut imiter Dieu ' . » Or, Dieu pour lui est l'amour suprême, dégagé de toute passion. Voilà l'idéal qui nous est proposé. Le \rai chrétien que Clément appelle le gnostique, c'est-à-dire celui qui s'est élevé à cette connaissance parfaite qu'on ne peut distinguer de l'amour, reflète cette sublime apatheia. Il arrive à ne demander aucune récompense , pas même le ciel ^. Par cette perfection à laquelle il s'élève graduellement, il se transforme à la ressemblance du Verbe qui est lui-même l'image glorieuse du Père. « Le Fils unique, le type de la gloire du Père, du souverain, du Très-Haut, imprime son image dans l'âme du gnostique par la contemplation parfaite; aussi cette âme devient-elle comme une troisième empreinte de la vie divine ^. »
' 0£CV ■/çr^ ]Xl\i.zX'3^y.K. (Strom., IV, 26, 173.)
5 hl., IV, 22, 139, 140.
s Qq îTvat Tpîr/]v yjSy] ttîv 6ciav zW.ô'n. {Id.. VII, 3, 16.)