‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 237 sur 387 · ÉSOTÉRISME SCIENTIFIQUE · texte numérisé non relu

ÉSOTÉRISME SCIENTIFIQUE

vérité '. 11 n'a pas dit assez que le maître liiimain doit rele\er lui-même de ceux qu'il enseigne, de cette foi universelle de l'Eglise que le divin pédagogue enseigne à chacun de ses membres. La science ne peut jamais se poser en intermédiaire obligé entre l'âme et le Verbe pour tout ce qui touche à la vie divine, c'est-à-dire pour les vérités essentielles. Dans son désir immodéré de rendre la vérité accessible par degrés, Clénjent va jusqu'à confondre l'allégorie avec une certaine dissimulation ; il consent à ce qu'on voile en partie l'enseignement des plus hautes doctrines -. N'oublions pas que cette initiation aux mystères les plus profonds de la connaissance n'est point rattachée à une caste, qu'elle appartient à tous ceux qui consentent à franchir les degrés de l'échelle lumineuse. Cet ésotérisrae que nous rejetons n'a donc aucune analogie avec la prêtrise.

Ce qui est péremptoire et décisif sur ce point, c'est l'absence de tout sacrijQce extérieur, car le sacerdoce n'existe réellement que là où il y a sacrifice. JXous avons vu à quel point les idées de Clément le poussaient dans un sens opposé. Il n'avait pas même reconnu la nécessité du sacrifice dans raiicienne alliance et sa valeur définitive à la croix. Comment aurait-il réclamé sa perpétuité ? Les sacrifices journaliers du chrétien sont la prière, la lecture des saintes Ecritures, le cantique et la charité généreuse qui sait à la fois communiquer ia connaissance divine à l'ignorant et rompre le pain au

1 'E^r^yr^TOu tivb; -/.v. /.aOr/^rj-ou -/pî^av i'/v."!- {S()'om.,Y, 9, 57.)

2 Id., VII, 9, 53.

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