‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 239 sur 387 · NI JOURS SACRÉS, NI SANCTUAIRES · texte numérisé non relu

NI JOURS SACRÉS, NI SANCTUAIRES

le Verbe, le Sauveur, le Maître et par lui le Père, non pas en des jour.s choisis comme quelques-uns l'imaginent, mais de toutes les manières possibles et dans tout le cours de notre vie. Le gnostiquc et le vrai chrétien n'adore pas Dieu dans un lieu consacré, dans un sanctuaire mis à part, ni à certains jours de fêtes et à des jours marqués, mais toujours et en tout lieu. Il croit que Dieu est partout, qu'il ne s'enferme pas dans des enceintes consacrées. Nous qui croyons à sa présence universelle, nous faisons de notre vie entière une fête ; nous chantons ses louanges en labourant, en naviguant et dans toutes nos diverses occupations ' . Tous les lieux , tous les temps où notre esprit conçoit la pensée de Dieu sont également sacrés. «La prière ne s'articule pas seulement dans des mots, c'est un intime entretien avec Dieu. Nos pensées secrètes sont la prière entendue de lui -.

Un système tel que celui que nous exposons, qui partait de l'harmonie originelle entre l'âme humaine et le Verbe, ne pouvait admettre aucune autorité purement extérieure dans le domainede la pensée religieuse. Il est sans doute très-nécessaire que le Verbe soit connu de nous et qu'il se manifeste sous son vrai caractère. De là l'importance de la révélation qui trouve son expression la plus parfaite dans l'incarnation. Il faut qnc nous sachions où rejoindre le vrai Christ. Les saintes Ecritures sont investies à cet égard de la plus haute autorité. Elles

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