L'AUTORITÉ DES ÉCRITURES
sont le critère de la vérité ', car elles nous font entendre la voix même du Yerbe que discerne notre cœur et à laquelle il faut répoudre -. Elles sont vraiment inspirées de Dieu ^ et nous serions bien coupables de les mutiler à la façon des hérétiques. Ce n'est pas que Clément ait des notions bien exactes sur la canonicité, car il cite fréquemment les apocryphes du Nouveau et de l'Ancien TestamentMl affirme l'inspiration sans formuler sa pensée avec précision, il ne croit pas que les dons surnaturels de la prophétie aient pris fin avec les écrivains sacrés, car il revendique pour lui-même une certaine théopneustie^ en déclarant qu'il se laissera guider dans tous ses développements par l'Esprit de Dieu '\ Il n'admet donc pas une différence essentielle entre l'inspiration des apôtres et celle des chrétiens de tous les âges. L'Ecriture conserve néanmoins une autorité souveraine , car seule elle nous fait puiser à la source de la connaissance, mais c'est à la condition d'être expliquée avec intelligence. Clément combat les interprétations purement littérales telles que les pratiquait souvent une gnose rubbinique '^. Quant à lui, il se jette dans l'ex-
i Stiom., VII, IG, •)4.
2 Id., Vil, 16, 95.
Ta; ôîcrrveùsTC'j:; ypaffdc. {Id., VU, 16, 101.)
* Clément cite comme sainte Ecriture le Pastor Hermas [Strom., i, 17, 85. Id., U, 9, 43); VEvangile des Egyptiens {Id., III, 9, 63); VEpitre de Clément de Rome {Id., IV, 17, 107); les Machabées et Tobie {Id., I, 21, 123).
ôîXrjS-/] -h 7:vej;j.a Ozcp-rjy.as'.. (S;?'owz., IV, 1, 31.) (Nous accomplirons notre lâche (de développer le sujet du livre) grâce aux explications que voudra bien nous suggérer l'Esprit.) '^ Id., VII, 16, 99.