NOTION SPIUITUALISTE DU SACREMENT
réfère à l'antiquité et à riinité de TEglise pour lui donner raison. « La véritable Eglise, dit-i!, est une et vraiment ancienne ; Dieu est ici, le Seigneur est ici. Elle est une dans son essence, dans sa pensée, dans son principe, dans son excellence, elle n'est pas moins antique et universelle. Tous ses membres tendent à cette unité de la foi fondée sur les Testaments particuliers, disons plutôt sur le Testament qui demeure un au travers de la diversité des temps par la volonté du Dieu unique et du Seigneur un comme lui ^ . » Ainsi le fondement de cette unité et de cette antiquité de l'Eglise, c'est toujours le livre de Dieu. Invoquer l'antiquité comme le fait Clément, c'est tout simplement invoquer le type primitif de la foi. L'unité qu'il revendique ne porte, comme il l'a dit lui-même, que sur les points fondamentaux. Elle est d'ailleurs progressive, puisque les membres de l'Eglise doivent y tendre de plus en plus. De tous ces développements, il résulte que Clément a été un des représentants les plus fidèles du libéralisme dans l'Eglise, dans un temps où le régime hiérarchique commençait à se constituer.
Sa notion du sacrement est empreinte du même caractère. S'il voit dans le baptême l'illumination du chrétien, il en écarte toute notion magique en déclarant que Jésus-Christ, type du chrétien, est devenu parfait au baptême parce que le Saint-Esprit est descendu sur lui -. Comment oublier d'ailleurs tous les beaux développe-
1 Strom., VII, 47, 107.
2 TcXs'.ouTac Zt Tw Xouipo) [jivoi y.al -zou T^vsùp.aTOç ty; y.aOcoo) à-^iiX^tiv.. {Pxdag,,\, 0,25.) Le Saint-Esprit n'est point dans l'eau; il descend du ciel. L'acte spirituel donne seul sa valeur à l'acte matériel.