‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 281 sur 387 · JÉSUS N'A LIVRÉ QUE SON AME HUMAINE · texte numérisé non relu

JÉSUS N'A LIVRÉ QUE SON AME HUMAINE

contraire, nous avait achetés à meilleur compte. L'homicide, l'adultère, le vol, voilà le prix dont il nous avait payés ' .

« Si nous demandons à qui Jésus-Christ a donné son âme en rançon pour plusieurs, nous répondrons que ce n'est pas à Dieu. C'est donc au Malin! Il nous tenait en effet en son pouvoir, jusqu'à ce que Jésus donnât son âme en payement. Il s'y est laissé tromper, en s'imaginant qu'il pouvait la retenir et en ne voyant pas qu'il ne pourrait lui-même résister aux tourments qu'il encourrait en la retenant *. » Aussi c'est en vain que la mort semblait avoir terrassé Jésus; elle ne domine plus sur lui, car il l'a vaincue dans son propre royaume. Il a même entraîné dans cette voie triomphale tous les anciens captifs du sépulcre qui ont cru en lui. L'agneau divin a été le salut du monde entier dans son immolation, par des raisons ineffables. « C'est au nom de l'amour que le Père porte à l'humanité qu'il a reçu la mort, nous rachetant par son sang du joug de celui qui nous avait achetés par nos péchés^ » Jésus ne lui a livré que son âme humaine; elle seule a participé aux souffrances de la cru-

1 « Effecti vero sumus servi diaboli secundum quod peccatis noslris vendidati sumus. Homicidum, adulterum, furtum, pecunia diaboli. Christus, pretium nostri sanguinem suum dédit. » [In Exod. Homi/., VI, 9, vol. 11, 150.)

2 T(v'. ïotùv.z Tr,v 'Vj/;f,v au-OJ X6-pov àv-l r.o'ù.Crf ; cj yàp cy) tw ôcw, [j-r, -i'. CUV Tô) r,0'^r,pCy, ob-oq ^àp h(v.px-:i'. r.iJ.ôv, ëw; co6f, '0 b-nïp Yi;xûv ajTo> AÛ-pov yj Toy lr,zzj (y'JXY), à-arr^ôiv-'. , wç ouva[J.iv(i) aj-cfjÇ y.'jp'.sùsa'.. {In Malth., XVI, 8, vol. III, 726.)

» Ka-à ty;v tcû Tca-pb; ç'.Aav6pw;:{av Tr)v cçpaYï;v àvEoÉçarc, à)vs'Ji;.£vo; tÇ> éa'jTOU %i]i.%~<. àzb -cou xat; à[j.apT(a'.ç fj[j.2ç Tr-.zpasy.s- [xévou; àYopijavTO;;. ilnJoann., V[, 3'3, vol. IV, 132.)

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