LA CONVERSION NOUS UNIT AU CHRIST
Il se donne à tous et à chacun , tour à tour sévère et tendre, toujours bienfaisant et sanctifiant. La verge de la répression dans ses mains est semblable à celle d'Aaron qui finit par fleurir * . Il détruit le mal au souffle de sa bouche. Une vertu purifiante émane de lui qui \a consumer le péché dans le cœur chrétien comme le feu de l'autel qui brûlait la chair de la victime". Sa vie sainte pendant le temps de son passage ici-bas demeure le modèle de toute perfection^. Ses miracles symbolisent l'action puissante de sa miséricorde éternelle. Il n'appartient plus seulement à un petit groupe de disciples; depuis sa mort, il appartient au monde entier et à tous les mondes. Il est la sagesse, la vérité, la sainteté, la justice, la force, le bien essentiel et la vie véritable \
§ lY. — La conversion et la vie chrétienne.
On peut prévoir qu'Origène insistera avec énergie sur l'appropriation du salut. Sa notion morale de la réconciliation l'éloigné de toute idée d'une imputation simplement extérieure. Si le Christ a vaincu le péché et le diable, ce n'est pas pour nous envelopper dans son triomphe, sans qu'il nous en colite rien et pour nous dispenser de combattre à notre tour. Nous sommes appelés à participer au salut en participant à la sainteté du Rédempteur. C'est lui qui nous rend cette sainteté possible, d'abord par ce qu'il a fait et souffert pour bri-
' In Joann., \, 41.
2 In Levitic. Homil., V, 3, vol. II, 207.
3 napaC£'.Y[j.a àpiaxcu ji(ou. {Contra Cels., \, 68.) '^ Ad Rom., IV, 1, vol. lY, 533.