‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 297 sur 387 · CARACTÈRE SYMBOLIQUE DES ÉLÉMENTS DE LA CÈNE · texte numérisé non relu

CARACTÈRE SYMBOLIQUE DES ÉLÉMENTS DE LA CÈNE

la nouvelle alliance qui ne connaît pas d'autre immolation que celle de la croix ^ Les éléments du sacrement ne subissent aucune transformation. L'àmese nourrit à la cène du san^ et de la chair du Yerbe « qui sont ses paroles ^ Ne cherchons pas ailleurs le pain céleste qui descend du ciel, cep mystique duquel découle le saint breuvage de l'àme chrétienne. « Ce n'est donc pas le pain qu'il tenait dans ses mains que Jésus a appelé son corps, pas plus que la coupe qu'il faisait passer à ses disciples n'était son sang. Non, il désignait toujours par là sa parole qui nourrit le cœur^. » Aussi pouvait-il se réjouir à la pensée de rompre de nouveau ce pain tout spirituel dans le royaume de son Père ^ Les éléments du sacrement ne nous présentent donc que de purs symboles; seule la foi vivante en peut retirer du fruit. « Le pain du Seigneur n'est salutaire qu'à celui qui y participe avec un esprit pur et une conscience droite. » Ce n'est pas le fait de s'en abstenir qui nous perd, mais le motif de cette abstention qui est la persévérance dans le mal. « Ce qui nous est utile dans la cène, ce n'est pas

^ « Possunt saciificia spiritaliter offeri, quee modo carnaliter non possunt. » [InExod., XI, G, vol. II, 171 3 In Levit.,\,l, vol. II, 210.) In his omnibus unus est agnus qui totius mundi potuitau{V;rre peccatum etideo cessaverunt cselerae, hostiee. Ideo spiritalia sacrificia jugulemus. » [In Numéros, 24, 1, vol. II, 363.)

2 « Bibere dicimur sanguinem Christi, non solurn sacramentorum riiu, sed et cum sermones ejus recipimus, in quibus vita consistit. » (/« JVmmeros, IG, 9, vol. II, 334.)

3 « Non enim panem illum visibilem, quem tenebat in manibus, corpus suum dicebat Deus Verbum, sed Verbum in cujus niysterio fuerat panisille frangendus; nec potum illum visibilem sanguinem suum dicebat, sed Verbum, in cujus mysterio potus ille fuerat efl'undendus. » [In Matth. Comment. Séries, 85, vol. III, 898.)

* W., 86, vol. m, 897.

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