ADAM CRÉÉ LIBRE POUR S'ACHEVER EN DIEU
être raisonnable qui s'appelle riiomme. La grandeur de sa nature apparaît tout entière dans le second Adam. L'union du Ycrbe et du Saint-Esprit avec l'humanité a amené celle-ci à toutes les perfections à laquelle elle était destinée \ L'homme n'est arri\é à toute la réalité de son être qu'en recevant la plénitude de la divinité.
Nous retrouverons cette grande pensée au centre de la doctrine de la rédemption. L'humanité, si elle n'avait pas péché, n'aurait atteint sa pleine réalisation qu'en s'unistant à la Divinité d'une manière aussi effective que par l'incarnation.
Adam u été créé libre, c'est-à-dire qu'il était appelé à réaliser sa destinée par les déterminations de sa volonté. L'épreuve, non la chute, était nécessaire pour l'élever à ce haut rang : nous avons été faits hommes pour devenir dieux \ « Dieu ignore la contrainte. Il n'a que des desseins de bonté. 11 met en tous le bien. Mais il a mis dans l'homme comme dans les anges le pouvoir du choix'. » Le bien, qui est un don du Créateur, doit être conservé par la liberté; ce n'est qu'a cette condition qu'il revêt un caractère moral. La chute et le châtiment des mauvais anges ne sont imputables qu'à eux seuls. Ils n'ont pas voulu conserver le bien qui était leur apanage et leur révolte seule les a perdus. Le
' « Quemadmodum ab initio plasmationis nostree in Adam, ea quae fuit a Deo inspiratio vitae, ut.ila plasmali animavit honiinem, et animal ratiouabile ostendit : sic in fine Verbum patris et Spiritus Dei, aduuitus antique substanliae plasinationis Adae, vivcnteui et perfvctum effecit hominein. » [Hier es., V, 1.)
* « Nos enim imputamus et quoniam non ab inilio Dsi facti sumus^ sed primo quidem homines, tune demum Dii. » [Id., IV, 73.)
' « Bonum dat omnibus. Posuil autem in homine polestatem eleclionis, quemadmodum in angelLs. >, (/(/., IV, 71.)