‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 326 sur 387 · ELLE EST UNE VICTOIRE SUR SATAN · texte numérisé non relu

ELLE EST UNE VICTOIRE SUR SATAN

tice^ » De là la nécessité d'une substitution réelle qui fît du Verbe le représentant de riuimanité. « Il était vraiment un homme combattant pour ses propres foyers. Il a combattu, il a vaincu, son obéissance a aboli la révolte et il a donné le salut à sa créature, en détruisant le péché ^ » Ainsi la rédemption est la victoire de la sainte obéissance du chef de l'humanité nouvelle sur la puissance du mal qui nous tenait enchaînés.

Déjà au jour de sa tentation, Jésus a rencontré l'adversaire et en l'éloignant de lui il a anéanti la désobéissance d'Adam^. Mais le triomphe décisif a été remporté à la croix, parce que là il a vaincu la mort « qui est le dernier ennemi. » En se laissant immoler, Jésus- Christ a concentré sur lui tous les effets de la haine du serpent contre l'humanité; c'est là cette blessure au talon qui avait été prédite, mais il n'en a pas moins écrasé la tète de son adversaire, parce que cette mort était le libre sacrifice de l'amour obéissant. La crucifixion n'est donc point une sorte de damnation subie en échange de celle de l'homme. Dieu n'a pas besoin de sacrifices comme s'ils étaient une satisfaction de sa colère. Ce n'est pas pour lui, c'est pour l'homme qu'il a institué les obbitions^. Sa colère n'était point allumée contre Adam mais contre le serpent, auteur de la chute ^ .

1 Ei [VÎ] àvOpo^Tzo; àvî/,Y)(j£V tov àvxi'KaÂGV 100 àvSpwTcou, oùx. àv 0'.y.a(o>; iv'.y.r/Jrj 0 èyOpoç. {Hxres., III, 20.)

2 « Erat hotno pro patribus certans, et per obedentiam inobedentiam persolvens. » [Id., III, 20.)

3 Id.,\, 21.

» Id., IV, 78,

» « Oslendens quod ipse nullius rei indiget. » {Id., IV, 32.)

* « Deus retorsit inimicitiam in ipsum inimicitiarum authorem aufe-

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