‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 327 sur 387 · ELLE SE CONSOMME PAR LE SACRIFICE · texte numérisé non relu

ELLE SE CONSOMME PAR LE SACRIFICE

Ce qu'il demande, c'est la rétractation de la révolte, c'est l'obéissance dans les conditions que le jjéché a amenées après lui, c'est-à-dire dans la douleur et dans la mort, c'est la victoire d'une humanité sainte sur la pui?sance du mal. A ce pri\ nous avons été réconciliés avec lui par la Passion du Christ' . Or toutes ces conditions ont été réalisées par l'incarnation du Verbe, par cette miséricordieuse substitution du Fils de Dieu à l'humanité ou plutôt par cette assimilation librement établie entre son amour et notre infortune et qui était possible grâce à cette parenté originelle au nom de laquelle les hommes lui appartiennent en propre ^. « Par son immense amour, il s'est fait ce que nous sommes pour nous rendre ce qu'il est lui-même*. C'est dans ce sens que le Christ nous a rachetés par son propre sang, et qu'il a donné son àme pour notre âme et sa chair pour notre chair. Depuis son ascension glorieuse il agit puissamment sur l'Eglise, il lui communique son Esprit, il la conduit et la nourrit de sa vie. Pour nous il a souffert, pour nous il est ressuscité*. »

Cette œuvre d'un libre amour doit être acceptée et ratifiée par la liberté de la créature déchue sous l'influence de l'Esprit-Saint. « La rébellion satanique nous

reiis quidem suam, quae erat adversus horainein inimicitiam , retorquens aulem illain et initteus illam in serpeiitem. » (Ilxres., \W , 78.) 1 « Pcr passioneai reconciliavit nos Deo. » [Id., IV', 28.)

* « Sui proprii. » {Id.,Y, 18.)

3 « Factus est quoJ sumus^ uti nos perficeret esse quod est ipse. » {Id,, Y, Prxfatio.)

* Tû Bici) cOv CLi[XX~i A'j-:paj7a[j,£V0'j ■?i;.'.5c; toj y.up(ou, /,al osvxoç rrjv '^Myr{'i uTièp twv YjixsTÉpwv '^ux'^'^ "''■*• "V' «^^p^-^t éauTSU àvxt tûv ■rjtji.STepwv aapxwv. [Id., \ , I; III, 18.)

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