LE VERBE EST DIEU, ISSU DU PÈRE
à elle-même, infinie et absolue '. L'évêque du Port de Rome confond Fimmutabilité de l'essence avec celle de l'activité, et il ne comprend pas que la nature morale maintient précisément son unité en diversifiant ses modes d'action suivant la diversité des relations où elle est engagée. Nous verrons que cette notion abstraite de la Divinité a beaucoup influé sur sa notion de l'incarnation.
Le Verbe se distingue du monde en ce qu'il est issu
du Père, taudis que le monde est issu du néant. Aussi peut-il à bon droit s'appeler Dieu, étant de l'essence de Dieu^. Ce n'est pas qu'il y ait deux Dieux; non, le Verbe est comme la lumière qui jaillit de la lumière, comme l'eau qui sort de la source, comme le rayon qui vient du soleil. Il y a une seule puissance qui est celle du Tout. Or, le Père est le Tout d'où procède la puissance du Verbe. Toutes choses ont été faites par le Verbe, mais lui seul vient du Père. « Il n'y a donc pas deux Dieux, mais un seul en deux personnes. La troisième économie estla grâce du Saint-Esprit ^ » Le Père commande, le Fils obéit, le Saint-Esprit illumine. Le Père est sur tous, le Fils agit par tous, le Saint-Esprit en tous. Le Saint-Esprit constitue une troisième personne divine sur la nature et l'activité de laquelle Hippolyte ne s'explique pas.
» To yàp azs'.pov 7,7.1' cùcéva rpczcv 75 Xs^ov Ir.'.Uyz-zai •/.''- V/;(jlv. (Cont>aBero, édit. Fabricius^vol. 1, p. 225.)
2 TcuTC'j b\ô-(Oç, {;ivo; è^ aÙTOîj- cù /.ai 6scç, oùcia uzâp^wv escu. '0 C£ 7.6î[;,o; i^ cùcevc;- cib oi Oscç. {Phil., X, 33.)
» A'jo \).h> OU'/, èpô) Oso'jç, àW ^ eva, '::p6G(à7:a. Bè S60, oi-/,cvo- [)J.Tf c£ Tp'TT^v, rr,v xâp'.v tou 307101; 7:v£'j[Aa-:o;. [Contra Noet., U.)