‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 359 sur 387 · ELLES SONT LE TRIBUNAL DE LA DOCTRINE · texte numérisé non relu

ELLES SONT LE TRIBUNAL DE LA DOCTRINE

tion soit insiifiBsante , sous prétexte que Jésus-Christ n'aurait pas tout révélé à ses apôtres , ou que ceux-ci auraient gardé par devers eux quelque doctriue cachée ^ Ce courant souterrain de la tradition n'existe •pas; elle est tout entière dans la règle de foi. Là est la tradition vraiment antique; le bon grain a été semé avant l'ivraie, l'hérésie a pu entrer dans le champ et y déposer les germes de l'erreur, mais elle n'est pas le premier occupant, et les usurpations ont été d'avance dénoncées par les apôtres , qui Font clairement stigmatisée ^. Le champ est aux Eglises fondées par les premiers disciples du Christ, et à toutes celles qui, par la consanguinité de la doctrine, font corps avec elles ^ Les faux docteurs oseront-ils opposer leurs prescriptions aux nôtres? Nous sommes en tout leurs prédécesseurs; ils ne viennent qu'après nous ''. Nous tenons notre titre de propriété des apôtres qui approuvent notre doctrine, autant qu'ils condamnent celles qui leur sont contraires. Ainsi le juge du combat n'est pas le livre divin, qui peut être interprété diversement; les chrétiens ne doivent pas permettre aux hérétiques de l'invoquer pour les provoquer à la dispute. C'est sans les Ecritures que l'Eglise les convainc qu'ils n'v ont ni part, ni droit; elle s'appuie sur l'autorité de Jésus- Christ, qui se confond avec celle des apôtres, et se retrouve dans la foi commune aux Eglises fondées par eux. Aussi est-elle fondée à demander à ces intrus de

1 De prxscript.,'ii.

2 Id., 33.

3 « Pro consanguinitate doctrinse. » (/t?., 32.)

* « Posterior noslra res non est, imo omnibus prior est. » [le/., 35.)

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