ELLE EST LE TRIOMPHE DE LA SAINTETÉ
lique'. La mort a été vaiociie au Calvaire aussi bieu que le péché ^. L'empire a été posé sur l'épaule de Jésus le jour même où il a fléchi sous le bois maudit. La résurrection a été la manifestation de son triomphe.
Si nous cherchons en quoi a consisté ce triomphe sur la mort et le démon, il se réduit à la notion d'un acte saint, d'un sacrifice d'obéissance parfaite qui nous est proposé en modèle et que nous pouvons renouveler avec le secours de la grâce divine. C'est ainsi que nous sommes rachetés du péché, pas autrement. « Demandons à Dieu de nous accorder de connaître et de faire sa volonté, afin que nous soyons sauvés dans les cieux et sur la terre. C'est cette divine volonté qu'a accomplie le Seigneur par sa prédication, par ses œuvres, par ses souffrances. Evidemment ce qu'il a fait était bien la volonté du Père, il nous a ainsi provoqués à suivre sou exemple afin que nous aussi nous prêchions, aijissions et souffrions jusqu'à la inort^ » Jésus est ainsi plutôt un révélateur et un réformateur qu'un Siuveur.
L'œuvre du Calvaire n'a rien d'absolu, nous pouvons nous aussi racheter les péchés. Le martyre continue le sacrifice rédempteur en quelque mesure; il a une valeur expiatoire pour celui qui le subit ^. Lo mérite des œuvres est la conséquence logique d'une semblable théorie ; la foi par les diflBcultés qu'elle présente à notre esprit ren-
1 Adv. Marc, III, 18.
2 « Superata morte a passione ligrii, Christus regnavit.» {Id., lU, 19.)
3 « Est et illa Dei voluntas, quam Dominus administra vit pra? licando, opérande, sustinendo. Sinedubio, qua? faciebat, ea erat voluntas patris, ad quae nunc nos velut ad exemplaria provocamur. » (De oral., 4.)
'' « Lavacrum sanguinis securum. » {Contra griostic. scorpiac, 6.)