‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 380 sur 387 · MÉRITE DES ŒUVRES ET DES PRIÈRES · texte numérisé non relu

MÉRITE DES ŒUVRES ET DES PRIÈRES

tre elle-même dans la catégorie des œuvres méritoires '. La prière d'uu cœur pur, couronnée par Tamour et accompagnée de la sainte pompe des vertus chrétiennes, est la victime agréable à Dieu qui est immolée sur Tautel spirituel". Par elle nous satisfaisons à la justice divine. Le repentir et le jeûne ont une vertu expiatoire ^. C'est qu'en définitive l'expiation n'est qu'une réparation; il suffit que la bonne œuvre remplace la mauvaise. A^ec une telle notion du salut, la différence entre l'Ancien et le Nouveau Testament s'efface complètement; nous n'avons plus qu'un simple développement d'une même doctrine; l'Evangile n'est que la loi amplifiée et spirilualisée. Les anciennes institutions ont été ou abolies comme la circoncision ou complétées comme la loi, ou accomplies comme la prophétie ou consommées comme la foi\ Le discours sur la montagne est le supplément de l'ancienne discipline. Les préceptes évangéliques sont la moisson abondante sortie des semences déposées par le mosaïsme^. L'Ancien Testament présenté exclusivement comme une loi perd son caractère le plus élevé qui est d'être la préparation de la rédemption. Le sacrifice n'a aucune relation avec l'offrande du Calvaire, il n'est plus que la forme palpable sous

1 « Ut fides, non mediocri prsemio destinata, diflicultate constaret. »

2 De oraf., 23.

3 « Patienlia satis Deo fecit {De patientia,\i). Quis dubitavit, ut homo per eanidem maleriam causse satis Deo faciat, per quara offenderat... Primordiale delictum expiaretiir. » {Dejejun.ji.^

* De orat., 1.

* « Hsec Christus adjecerit ut supplementa consentanea disciplinse creatoris. » (^4-^/1'. Marc, IV, 16.)

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