JUSTIN MARTYR EN FAIT MENTION
tis, et qu'en conséquence elle n'était pas indispensable au salut. Justin déclare nettement que le judéo-chrétien de cette catégorie a part à la vie éternelle , aussi bien que les autres croyants : « Celui-là, dit-il, sera sauvé, s'il ne contraint pas les païens de naissance, qui ont été circoncis de leur erreur, à pratiquer la loi mosaïque * . » Il n'en est pas de même des judaïsants, qui mettent toutes les observances légales au-dessus de l'Evangile. « Quant aux Juifs qui, prétendant croire au Christ, dit Justin, veulent contraindre les chrétiens sortis du paganisme à suivre toute la législation de Moïse, sous peine de n'être pas sauvés, je ne puis les admettre comme étant de l'Eglise^. »
Le nom de Nazaréens fut donné aux judéo-chrétiens modérés, mais peu à peu ils se fondirent dans la seconde tendance, celle-là même dont les avait distingués Justin, et qui se signalait par son judaïsme exclusif. Elle fut sans doute de plus en plus englobée dans la troisième tendance par les raisons que nous avons indiquées; cependant Epiphane lui fait une place à part à côté des Ebionites à moitié gnostiques des Clémentines'^ ; elle se conserva comme un mince filet d'eau à
à^ovii^exai xaùxà aùiô çuXa^jireiv. (Justin, Dial. contra Trijph., 47. Opéra, p. 2G5, 266.)
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^ E\)\\)haLn(i, Advers. heeres., 29. Augustin, De baptism. contra Donat., VII, 1, et Jérôme, Ad Esainm, édit. Migne, IV, 357, parlent aussi des Nazaréens.