IL ADMET UNE INSPIRATION CONTINUE
Les Montanistes asiatiques allaient jusqu'à désigner le lieu où descendrait la Jérusalem céleste, ils le plaçaient à Pépouza en Phrygie *.
Le montanisme prétend avoir obtenu des révélations toutes particulières sur la fin du monde. Ces révélations, il en a été seul honoré; ses fondateurs les ont reçues directement de l'Esprit-Saint ou du Paraclet. Si on objecte que TEglise dans sa généralité n'y a pas participé et ne saurait les reconnaître, il répond en se mettant audessus de son organisation et de ses pouvoirs réguliers et en invoquant à son profit, et comme un monopole, la continuité delà révélation. Ainsi s'élabore la doctrine du Paraclet. Ce n'est pas que les révélations antérieures soient écartées; elles sont considérées comme des degrés d'initiation, L'Ancien Testament conserve ses droits, seulement le Nouveau perd les siens en ce sens qu'il n'est plus le dernier mot de l'enseignement divin. Il n'a pas conduit la révélation à la perfection ; il a fait, surtout dans l'enseignement apostolique, plus d'une concession à la faiblesse humaine, et comme Moïse, il a admis certaines pratiques par égard pour la dureté du cœur humain. « Le Seigneur, dit Tertullien, a envoyé le Paraclet, parce que la faiblesse humaine n'était pas capable de recevoir en une fois toute la vérité ; il fallait que la discipline fût réglée, ordonnée progressivement jusqu'à ce qu'elle parvînt à la perfection par le Saint-Esprit ^. » Paul a donné certains enseignements plutôt par condescendance qu'en parlant au nom de Dieu; il a toléré le
' Epiph.,Hxres., 48.
* TertuU.j De virg. veland., I.