LE JUDAÏSME
ancienne société païenne était arrivée à formuler ;es plus purs organes le désir d'une grande rénovareligieuse. Ce résultat de son histoire était im- 58, mais il n'eût pas sufB à lui seul pour frayer la au christianisme. Il n'est d'ailleurs pas probable n progrès aussi notable se fût accompli au sein du inisme, si d'autres éléments que ceux qu'il pouvait
('après Vétymologie, il faudrait réserver ce mot pour la période où bu de Juda constitue^ avec celle de Benjamin^ le yrai peuple de Dieu, est que par extension qu'il s'applique à toute l'ancienne alliance, ttérature théologique sur le judaïsme ^t considérable. Nous nousborà indiquer quelques ouvrages généraux à consulter^ représentant "ses nuances d'opinion : Hsevernick, Einleitung ins A, Testament, ^yo\. igen, 1839. — De Wetle, Einleitung ins A. Testament, 1845. — De te, Archœologie, 1844. — Ewald, Geschichte des Volkes Israël, ingen, 1843. — Die Propheten, du môme. — Bahr, Symbolik des lischen Cultus, S vol. 1839. — Geschichte des alten Bunds, von Kurtz. ail. Berlin, 1858. — Jos.-Gh. Bunsen, Gott in der Geschichte. Leip- 1857. — Eu français, nous citons \ Introduction à V Ancien Testa- •> de M. Gellerier, et une excellente thèse de M. le professeur Samuel ^nis, imprimée à un trop petit nombre d'exemplaires. Pour ce qui erne le judaïsme de la décadence, voir M. Reuss, Histoire de la théo^ • ou siècle apostolique, 1"" vol. On peut citer aussi toute la vaste col- 311 de commentaires accumulés par Tcxégèse allemande sur l'Ancien ^ent depuis le commencement du siècle. Il va sans dire que nous ^ons absolument pas ici dans les questions de critique, -comme celles concernent la fixation du canon et l'authenticité des divers livres.
252 SUPÉRIORITÉ DU JUDAÏSME SUR LE RAGANISliE.
fournir ne fussent entrés dans la circulation intelle^ tuelle de cette époque remarquable, où, sous le niveau de la puissance romaine, toutes les barrières nationales s*abaissaient et laissaient passer comme des flots qui se confondent les croyances des divers peuples. Un courant d'idées plus pures, plus élevées se discene dans le yaste syncrétisme du premier siècle deTère cfaiétienne. La source en était cachée au sein d'une natioii obscure et méprisée dont les étonnantes destinées ià vent fixer maintenant notre attention, car elle nous présente le côté directement divin de l'œuvre de prépantion. Là, il n'y a pas seulement une influence lointain de l'esprit divin, il y a révélation positive. Israël estk peuple de Dieu, c'est-à-dire le peuple qui a reçu de Diei son éducation, par la raison que le salut destiné à i'hh manité entière devait se réaliser tout d'abord sur la tme de Judée. « Le salut vient des Juifs. » Il nous reste dose à rechercher de quelle manière l'œuvre de préparatiOB s'est poursuivie par voie de révélation, après avoiria comment elle s'est réalisée par la voie d'une libre expérience.
Reconnaissons d'abord que l'histoire du judaïsme suit une marche parallèle à l'histoire du paganisme. On s'aperçoit promptement que l'une et l'autre tendent an même but et que les deux lignes se rejoindront aa même point. Dans le paganisme comme dans le judaïsme, on retrouve le cœur humain, travaillé des mêmes besoins , soupirant après la même délivrance. Seulement, tandis que d'un côté il est dans une certaine mesure abandonné sans direction, afin d'apprendre son
ÉVOUmœi PARALLÈLE DE L'UN ET DE L'AOTRE. 253
piûssance et sa misère , de l'autre , ses aspirations ot purifiées et éclairées par une lumière supérieure. s diverses phases de F histoire du monde païen se tEOuvent dans Thistoire du judaïsme; mais la réyéla- >n dégage de chacune d'elles le grand enseignement l'elle renferme, et qui est ailleurs altéré par la corrupm de peuples idolâtres. L'histoire du judaïsme, c'est côté divin de l'histoire de l'humanité mis en pleine idence. Nous avons discerné deux phases principales ^ l'œuvre de préparation au milieu du paganisme : us la première, le désir du salut devient plus précis I travers de l'évolution des mythologies; la seconde mifeste par la décadence de l'ancienne société la néisité d'une assistance surnaturelle. Ces deux périodes rtagent de même l'histoire du peuple de Dieu, mais us l'une comme dans l'autre on reconnaît la supérioé religieuse qui lui appartient. Dans la première, m n'avons pas une évolution mythologique, mais une eeession de révélations toujours mises en rapport avec tet moral du peuple. Dans la seconde, nous assistons l'écUpse de la gloire nationale d'Israël, mais nous ne i^controns pas l'affreuse décomposition de la Bome ^nale. Le désir du salut, qui sur la terre païenne oit comme un olivier sauvage, grandit comme l'olivier Wfi sur le sol sacré de la Judée, cultivé par la main ^Bieu. Aussi, n'est-ce que sur cette terre bénie, qui a é préservée de l'idolâtrie^ que le Sauveur pourra nale. Mais, grâce à cette marche parallèle que nous aisons «liurquée entre l'histoire du judaïsme et celle du pa- Ai^iiïe, 4 7 RWA ^Hi merveilleux accord entre le» dis-