PERIODE PATRIARCALE
Période de formation.
La vocation d'Abraham nous présente cette alliance la loi et de la prophétie , du monothéisme et de Tesrance du Messie qui traverse toute l'histoire du ju- Esme. Le Dieu saint et jaloux s'est révélé à lui à la s par un commandement et une promesse. « Sors de 1 pays et de ta parenté. » Voilà le commandement. Coûtes les nations de la terre seront bénies dans ta stérité. » Yoilà la promesse ^ Dieu est un Dieu saint i veut être seul adoré et servi. De là la nécessité de tte séparation douloureuse d'avec l'humanité païenne, id moyen de conserver le monothéisme. Mais Dieu ne t un choix que dans l'intérêt de tous; le privilège est ministère et un sacerdoce en faveur de l'humanité, i est destinée au salut. De là la promesse, précieux ritage que les descendants d'Abraham se transmet- >nt de génération en génération. La loi tout entière, oame la prophétie avec tous ses riches développe- •Qts, sont en germe dans ces deux paroles. Déjà la 9 sous cette première forme, commence à démontrer ^ndamnation de l'homme déchu ; elle proclame, par
^8, réduit la mission d'Israël à la proclamation de ces deux vérités : ité du genre humain^ et le triomphe graduel du bien dans Thumanité. 3 seconde vérité est évidemment présentée par lui d'une manière Rénérale; elle était inséparable de la foi au Messie; elle se rattachait ^ut à ridée du pardon^ au désir du salut. Ce côté nous parait trop igé dans l'ouvrage du savant auteur qui sait si bien, en quelques ^j sobres et vigoureux, esquisser les traits des grandes figures de ^^éocratie.
t»en. Xn,!,î.
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la nécessité de la séparation, la généralité de la oorroption, en même temps qa*elle fait sentir jour à jour sod impuissance morale à celui qui la prend an sérieux et cherche à se consacrer sans réserve à IHeo. D^ un la promesse, bien qne liée à des biens terrestres et itférieors, console et relève le cœnr abattu et génûssaiL Ainsi hi loi élémentaire , comme la prophétie éléaMtaire , parlent à la famille élue de condamnation et de pardon. La parole confuse, indistincte, enfermée dw le sacerdoce ancien, est articulée avec netteté, et le judaïsme, à son premier degré, se présente à dois omime le commentaire divin qui donne la ndson pmfonde des institutions les plus caractéristiques de fU' cien monde.
Kous passerons rapidement sur toute Fépoque pitriarcale. La destinée d*Israèl s*y peint par avance. L*humble soumission des patriarches envers Dieu doit rappjeler à leurs descendants que Télection dlsraâie* pose sur la sainteté, et leur vie errante, qui n*est jamais fixée au sol, est Timagc de Tespérance qui, pourmieia vivre dans Tavenir, ne replie jamais ses ailes et ne y&A pas s'établir sur la terre. Il couvenait que le peuple de la promesse eût pour ancêtres ces hommes de foimant sous des tentes et toujours en marche vers « la patrie meilleure. » La circoncision, seule institution positiTe du judaïsme, symbolisait à la fois la loi et la promesse. Elle rappelait le privilège de la famille élue , en même temps qu'elle figurait le dépouillement du cœur ^
^ n est prouvé que la circoncision existait en Eg^TP^^ &u moins pv^i \(*< prétfps, dès la plus hanV» antiquit<^; mai? pHo n'r^tait dans ces p»ys