‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 108 sur 184 · PERIODE PATRIARCALE. S · texte numérisé non relu

PERIODE PATRIARCALE. S

Le sacerdoce appartient de droit au père de famille; iâcrîfice est offert sur de simples autels de pierre. La râation a un caractère extérieur et souvent matériel^ i correspond à un degré inférieur du développement riiumanité. Dans Thistoire des patriarches, la Divi* é manifeste sa puissance d'une manière tout à fiât iple et élémentaire. Elle se révèle immédiatement r le miracle ou la prophétie, sans se servir de omme comme intermédiaire. Le prodige ou la pro* étie viennent directement de Dieu. Plus tard, il n'en « plus de même ; la puissance divine s'assimilera (XBime et le prendra pour son organe ; elle se commiquera à lui comme un don intérieur et spirituel, as cette période elle agit en dehors de lui et à côté lui. La forme de la révélation est surtout la vision ou tére, quelquefois aussi une manifestation sensible ie que Fapparition de l'ange de l'Eternel, dans lequel a voulu voir, bien à tort, une sorte d'incarnation srmittente du fils de Dieu * . Nous distinguons à partir de l'Âge patriarcal deux

■1 rite des religions de la nature. Elle prend pour Israël un sens ensoient nouveau^ de même que le sacrifice et le sacerdoce. (Voir Ges- ^ des aiten Bundts, de Kui'tz. Berlin, 1858, p. 181. L*oUTrage en^ offire un grand intérêt.)

Kortz démontre très bien que Tange de l'Etemel, dans la Genèse, est ttiiltie à range de l'Eternel dans le Nouveau Testament (Msttth. 1, 90 ; ^1 2. Luc I, 11), qui est évidemment distinct du Verbe incarné. >8 Daniel (X, 13), range de l'Eternel est désigné sous le nom de 8i iMkhelj et dans le ch. IX, y. 91 sous le nom 4e Gabriel, Dans ^ Vil, 38 et dans Tépltre aux Hébreux, II, 2, il est dit que Dieu, B l'Ancien Testament a parlé par des anges. Au point de vue dogiqcte, lliypothèse d'inearnatioris fMquentes du Verbe dénature ^oamsinent la notion de l'incarnation évangélique et Tappelte les (ineartim de Vischnou. (Kurtr., 1 1, p^ 148-184;)

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grandes époques dans Thistoire du judaïsme. Il est définitivement constitué dans la première ; il reçoit de Dieu, par Tintermédiaire de Moïse, ses institutions. Dans la seconde, un cycle de révélations sublimes qui éclaiiept Fayenir de vives clartés se déroule sous ses yeux, b première période est caractérisée par la prédominanee de rélément légal, et la seconde par la prédomimaee de rélément prophétique, sans qu'aucun des deoxsoit jamais absent ; car il fallait qu'ils se pénétrassent toojours Fun l'autre pour que le judaïsme répondit à si vocation et continuât à développer simultanément cte rhomme le sentiment de la condamnation et Ye&jà du salut*.

La famille d'Abraham était devenue un grand peuple en Egypte. On connaît ses épreuves, ses pénibles titvaux sous le bâton de F exacteur et sa merveilleuse délivrance. C'est dans le désert où Israël a trouvé un reto^e contre ses persécuteurs et où il s'appartient enfin* lui-même, qu'il reçoit les principales révélations, pi marquent de leur empreinte toute sa vie nationale, le Décalogue, qui ne contient pas seulement la loi morale, comme on le prétend quelquefois, mais qui, dans Finstitution du sabbat, consacre aussi la loi cérémonielle, résume toute F économie mosaïque. Elle repose, comice Féconomie patriarcale, sur la révélation de la sainteté; mais cette sainteté est manifestée avec bien plus de clarté dans ces commandements précis qui définissent

^ On peut voir dans le chapitre d'Ëwald consacré dans son Hidàf* aux sources de l'histoire d'Israël, jusqu'à quel point il pousse l'aAiwi'*» fixe à priori la valeur et les différences des documents (t. I, p. 15, fS^

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