‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 109 sur 184 · LE DÉGALOGUE. ÉLÉMENTS PROPHÉTIQUES · texte numérisé non relu

LE DÉGALOGUE. ÉLÉMENTS PROPHÉTIQUES

mal et prescment le bien. Cette clarté est aussi aacoap pins redoutable; elle a Féclat de la foudre qui aronnait de ses éclairs la cime du Sinaî. Chaque comindement a pour sanction la condamnation , et TTsélite peut lire en lettres de feu sur toutes les pages i Byre de la loi : Maudit est quiconque ne fait pas ces 98ês. La loi commence ainsi à s*acquitter de ce minisne de mort si profondément compris par saint Paul, qui consiste à poursuivre de retraite en retraite la Tolité humaine, à enfoncer un trait acéré dans la nscience, et à amener la créature déchue à Tayeu de misère par Texcès même de ses douleurs et de son Toi.

Il conyenait que la sévérité de la loi ne fût pas tout ibord trop tempérée par les consolations de la prophé- 5. Elle devait frapper un grand coup sur la conscience cmaine, et lui porter une blessure profonde dont elle '- pût guérir qu'au pied de la croix. De là cette prédotnance du caractère légal pendant la période mosaïque, li n'empêchait pas pourtant la prophétie de couron- ^ l'édifice et de circuler dans toutes les institutions. ^Qtes les promesses éparses jusqu'alors et livrées à tradition sont recueillies; Israël n'en comprend pas Cite la portée , mais il pressent de grandes destins. La conquête du sol de Canaan n'épuise pas ses pérances; n'a-t-il pas reçu de ses pères cette mysté- ^use promesse que toutes les nations de la terre seront ^nies dans sa postérité? Il a d'ailleurs dans ses instituons une révélation effective, d'autant plus puissante Vélle l'enserre de toute part, le suit en tout lieu, et

LE SAI.ERDOCE KT LE SAGUFICE.

eoTeloppe sa rie entière par la mnltiplkité et kiiti des préceptes et des cérémonies. La Um el hpittuw l,ef s'y montrent étroitement entrelacées. icoi

Les quatre grandes institutions religîevscs ^ Ml hlft inhérentes à l'économie préparatoire, et dont boviM w retrouvé des vestiges dans tous les cultes de rOrieitt|i*.>] de rOccident, reçoivent du mosaîsme Ic^ur pleine fication. Elles ont une valeur à la fois 8yiDbdiiiv.i typique; elles figurent d'importantes yérités qû déjà une application présente; mais, en même elles sont « Fombre des biens à Tenir. » Elles tuent dans leurs grands traits un type admiraUe de religion définitive. S'il faut se garder avec soin deit guties rabbiniqucs, qui cherchent à relire TEfinik dans la construction du tabernacle et dans les ont ments sacerdotaux, il ne faut pas moins éviter la sèdi interprétation d,e ceux qui ne Toient dans le joddit qu^un « monothéisme essentiellement terrestre \ »

Deux institutions, le sacerdoce et le sacrifice, jonri le premier rôle dans le mosaîsme, comme dans toottf les religions de l'antiquité. Nous avons déjà recontf une première réalisation de Tidée du sacerdoce dm rélcction du peuple dlsraël. Cette élection, coio0^ la prêtrise spéciale , est fondée sur la double idée q|i^ rhumanité, dans son ensemble, n'ose s'approcher^ Dieu , mais que cependant elle peut communiquer av^ lui par une médiation. Israël, en tant que peuple éhki

1 Salvador, La Vie de Jésus. — Bahr, dans sa belle Introduction, * nous semble pas faire la part assez large aa type; il a trop la tendanoBflt le nSduire à n'être qu'un symbole dont la portée ne dépasse ^Ififl*" ment présent. (Bahr, Symbolik, t. I, p. 28.)

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