ISRAËL EST UN PEUPLE-PRÊTRE
senritear de JéhoTah est un peuple-prètre voaé à la sainteté, et par là même à Tisolement au miliea d*une humê^ ntté corrompue et idolâtre. « Prends garde, lisons-nous dans la loi, de ne traiter point alliance avec les habitants du pays de peur qu'ils ne soient en piège au milieu de toi^ » Israël est un peuple appartenant tout entier à Dieu, gouyemé directement par lui. G*est de Dieu qu-il tient non-seulement les ordonnances religieuses, mais les lois qui règlent sa Tie ciyile. Tout, chez lui, a un caractère religieux ; tout délit remonte jusqu'à Dieu. Li^' constitution de la nation réalise la théocratie dans ses dernières conséquences. Le sol même appartient au roi invisible. Sa première répartition doit subsister à jamais ; la propriété territoriale ne peut ni se transmiettre ni se HHitiler. Au bout de cinquante ans, dans la grande année du Jubilé , toutes les propriétés reTiennent à la funille de leurs premiers possesseurs^. Les Israélites, aftn de marquer cette dépendaiice , déposent dans le sanetuaire la dîme de tous les produits de la terre^. Le premiér-né de chaque famille est considéré comme appartenant à TËtemel, et on le rachète par une o&ande spéciale^.
Un tel peuple est bien un peuple-prétré consacré sans réserre au service de don Dieu. De nombreuses prescriptions sont destinées à lui rappeler cette consécration, qui implique la sainteté. La distinction des animaux purs et impurs , fondée sans doute sur un symbolisme profond dont le Zend-Avesta nous présente plus tard
» Exode XXXIV, 12; XXni,32. — « Lévit. XXV,18.— «Nomb.XVmjle. — * Nomb. XVIH, 16.
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de frappants exemples, les préceptes si variés cooeernant les souillures corporelles, les ordomuoices qiii règlent la parification, tonte cette paitie minatieiise de la légîdation mosaïque est destinée à réYeilkr inoessamment Tidée de la sainteté dans le cœur de risraélite, ^ à lui montrer que le Dieu saint réclame la pmeté mtérieurc et extérieure chez ses adorateurs. Ce rituel ]i)a rien de puéril; il applique au détail de la vie la gnmde pensée qui a présidé à l'élection d'Israël, illa fait sui^ des moindres circonstances ' ; il lui rappelle eegkraeiiX:. sacerdoce dont l'investiture lui ayait été donnée £(Nnielrlement : « Si tous obéissez à ma Toix et si tous gaidaxz mon alliance, lui avait dit Jéhoyah , tous me seroLiiv^ royaume de sacrificateurs et une nation sainte^. »
Cette prêtrise nationale ne suffit pas au légifilatan^ divin; il instiUie au sein du peuple^fiétre oa saceidoetf spécial qui est en qudque sorte le juda&me à sa flec0Bd0 puissance, car c'est une élection dans rélection^unc^séparation dans la nation séparée. Une famille, la familH^ d'Aaron, est mise à part pour constituer oette prêtrise' r une trilm entière, celle de Lévi, est vouée aux diû^ar offices ducultede Jéhovah*. Mais cette prêtrise partififc — iière détruit si peu la prêtrise générale qu'elle ^A oon.sidérée comme une délégation de eelle-ci; les piétces et les lévites remplacent les premiersHiés m&les de«li»^ que famille. Aussi tirent-ils leur enti^etien des dime»
» Voir, pour le détail de ces purifications. De Wette, Ârchœologie, Sis 1^7 à t90. Ë-^h
* Exode XIX, 6, 7. Léxdt. XXI. £6. '
» Exode XXIX. Léy. XXI.
*Nomb. VIII, 14-18.