LE SACRIFICE
au feu et de faire monter T encens vers Dieu. Ce sont eux aussi qui sonnent les trompettes sacrées dans les fêtes et qui veillent à TobserTance des lois de purification^ Us sont enfin établis juges sur la nation ; ils interprèteut la loi'. Dieu exige qu'ils n'aient aucune Infirmité corporelle, que leurs mœurs soient pures, qu'ils s'abstiennent de toute souillure et se purifient d'une manière toute spéciale au moment de vaquer aux o£Bces sacrés'.
C'est donc le sacrifice qui rend le sacerdoce nécesgaire, car il ne peut être offert sans le concours da prêtre. Celui au nom duquel il est fait, après s'être purifié , amène la victime , qui doit être un animal sans défaut; il l'immole après lui avoir imposé les mains; les prêtres en recueillent le sang et en arrosent ^autel^ On distingue les sacrifices de prospérité des sacrifices qoi étaient offerts pour les délits et les péchés, bien que les cérémonies fussent identiques dans l'un et l'autre cas.
L'idée fondamentale qui est à la base du sacrifice jnif, est l'idée de réparation. Le Dieu saint ne peut tolérer le péché; la relation de l'homme avec lui a été interrompue par la transgression de ses commandements. Le pécheur ne saurait, après l'avoir offensé, se présenter devant lui comme auparavant. Il faut un acte qui amène la réconciliation. Quel sera cet acte? Ce sera un sacrifice. Un sacrifice est une offrande, un don qui a pour premier caractère d'être choisi dans ce que Thomme a de meilleur, de plus intact et de plus précieux et, pour second caractère, d'impliquer la souffrance et même la mort de
* Lévit. VII, 13, 14. — * Lévit. X, 11. Deut. XVII, 8; XXI, 5. 8 Lévit. XXI, 7; XXII, 1. — * Lévit. 1, 4-6.