‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 122 sur 184 · LES JUIFS D'ALEXANDRIE · texte numérisé non relu

LES JUIFS D'ALEXANDRIE

qui n'a d!autre aspiration que. T anéantissement dan& Bcahma? L'ascétisme deyait nécessairement résulter de ce système. Il est p]X)bable qu'il: se sera de bonne heure associé à la magie, si répandue alors en Orient.. On doit peut*^tre lui attribuer ces livres mystérieux^ que les juifs magiciens d'Ephèse jetèrent dans les flammes après avoir entendu saint Paul ' •

Si d'Asie nous passons en Egypte, nous retrouvons au sein du judaïsme des doctrines analogues, mais développées avec un art dialectique bien supérieur et recouyertes du brillant manteau de la philosophie hellénique. L'émigration juive à Alexandrie avait été considérable; constamment favorisée par les Ptolémées, elle avait fini par constituer comme une nation dans, la nation. Mais ce n'était pas impunément qu'elle s'était établie dans ce somptuenix^carrefour de toutes les idées du temps^ où rOccident et l'Orient se rencontraient et s'amalgamaient. Enrichie par le commerce, respectée et recherchée^ la colonie juive avait bieif tôt abaissé d'elle-même la barrière religieuse qui aurait dû la séparer du monde psuen« Elle abandonna promptement la langue de ses pères, sans toutefois jamais parler cocreetanent cette langue grecque, dont l'agencement si souple et si délicat ne pouvait se prêter k la syntaxe élémentaire de la race sémitique. Toutefois, les mots nouveaux amenaient avec eux les idées nouvelles; l'esprit hellénique, déjà largement modifié par l'influence orientale, s'infiltra dans la synagogue d'Alexandrie , et grâce au système perf éc-

1 Actes IX, 19.

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