PHILON
tionné de Tinterprétation allégorique, elle put à son aise cumuler les bénéfices d'une apostasie selon Tesprit et d'une fidélité selon ]a lettre * . Le représentant le plus distingué de cette tendance bizarre fut le Juif Philon, contemporain de Jésus-Christ, gui devint illustre dans le monde entier après ayoir obtenu de ses concitoyens Thonneur de les représenter à Rome dans une ambassade auprès de Galigula. Il fraya la Yoie à la dernière philosophie qui ait jeté quelque éclat sur les ruines du paganisme. Philon est éyidenmient un disciple de Platon, mais un disciple qui a fait un choix dans la doctrine de son maître et qui s'est assimilé le côté qui lui était le plus accessible; c'était le côté oriental, que nous ayons signalé dans le platonisme. Philon empruntait à la théosophie son mysticisme et son ascétisme, et il demandait aux liyres sacrés de sa nation des formules et de pieux symboles pour justifier une tentative qui sans ces ménagements eut pu scandaliser ses compatriotes. Il part de Fidéeque Dieu est l'être absolu, immuable, l'Un éternel et indivisible. Ce Dieu est inetTable et inconnaissable pour la raison. « Ce Dieu, dit-il, meilleur que le bien lui-même, plus simple que l'unité, ne peut être contemplé par aucun antre que par lui-même. Nous n'ayons aucun organe en nous par lequel nous puissions nous le représenter ^. Ceux qui le cherchent dans la création n'y trouvent que son
^ Yoir^ sur cette transformatioo da jadaisme alexandrin^ Renss^ Histoire de la théologie au siècle apostolique. Ut. I, c. VD.
çatrMtJtajOiJ^'.. Philon, De preem. et pcen., 6.