‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 126 sur 184 · LES ESSÉNIENS · texte numérisé non relu

LES ESSÉNIENS

il n'y avait qu'une seule propriété qui appartenait à tous comme à des frères. » « Us méprisent le mariage, ajoute le même auteur ; ils reçoivent les enfants des au* très et les forment à leur genre de vie^ » Les esséniens proclamèrent avec force Timmortalité de Tàme, déclarant que le corps n'est qu'une prison dans laquelle l'àme est retenue par un charme qui doit se rompre à la mort ^. On reconnaît à ce trait le dualisme oriental ; il n'est pas moins sensible dans la coutume des adhérents de la secte de faire des prières au soleil au moment où il se lève ^. Ils voyaient en lui le brillant symbole du côté lumineux de la Divinité. Philon ne nous laisse aucun doute à cet égard, car il dit que les thérapeutes, en tout point semblables aux esséniens, demandaient au lever du jour que leur esprit fût revêtu de la lumière céleste. Des repas, qui bien certainement avaient une valeur religieuse , réunissaient les csséniens autour de la même table, après qu'ils s'étaient purifiés par des lustrations nombreuses et qu'ils s'étaient parés de blancs vêtements*. Ces repas rappelaient le repas pascal, la commémoration de la sortie d'Egypte ; seulement l'Egypte ici signifiait, suivant la typologie dualiste, le corps dont Tàme est appelée à secouer le joug humiliant ^ Les esséniens avaient ainsi trouvé le moyen de rattacher un spiritualisme outré aux usages

« ra[i.ov [A£v UT.Epo^ioL T.CLp' ajTOÎç. Josèphe, BelLjud,, U, 8, 2. « Josèphe, Bell.jud., II, 8, il.

8 Etç a'jxbv eu^àç. Jos., BelLjud,, II, 8, 5. * Jos., Bell, jud.y II, 8, 5,

^AiY^T^ov Tov ff(»)[ji.aTiy,bv oîxov. Philon, De migratione Âbrahamiyi 5.

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