‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 133 sur 184 · LA PERSONNE ET L'OEUVRE DU RÉDEMPTEUR · texte numérisé non relu

LA PERSONNE ET L'OEUVRE DU RÉDEMPTEUR

déTorés par lai comme par nn feu eonsamant. Tant qne rhamanité n'a pas abjuré sa rébellion, tant qu'elle n'a pas répondu à Tamour par Tamour, par un amour saint et désintéressé, elle est sous le coup de la colère de Dieu, qui n'est que la fece sévère de sa sainteté. Corrompue dans sa moelle , flétrie par Ift terreur, la race déchue peut bien désirer la réconciliation; elle ne saurait l'eflectuer, car il faudrait pour cela qu'au sein même de la condamnation qui l'écrase, dans la douleur et dans la mort , elle accomplît un acte d'ad(^ ration et de suprême obéissance qui eflàçàt l'acte de révolte et d'orgueil par lequel eUe a déchaîné la puissance du mal. Ce devrait être un acte parfait, sans mélange d'égoïsme, nn acte digne de Tamour divin, un retour complet à Dieu par un libre sacrifice; H ♦est évident qu'elle ne saurait l'accomplir. Ceiui-là seul Fa pu qui, venu du ciel dans le monde de la chute, a chai^ volontairement le fardeau de tous no& malheurs et les a tous acceptés. Il a fait d'une vie de souffrances , fidèle image de la destinée humaine depuis le jour de la condamnation, une sainte offrande à Dieu, et il a réhabilité, par sa douloureuse obéissance, la race qu'il représentait. La condamnation ainsi supportée n'est phrs la condamnation. Le Christ, en la traversant, l'a transformée; car, chez lui, l'extrême soulTrance a été en même temps la parfaite obéissance , et , par conséquent , la condition môme de la réconciliation. Une solidarité mystérieuse, mais réelle, l'unissait à l'humanité. Le désiré des naiions était bien le Fils de l'Homme. C'est donc le cœur de l'homme qu'il rapporte à Dieu, qui n'attendait que

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cette réponse k 6om pmowt pour eit âdre déeonler toHB }es bîeadaifts ur nom. Aioâi s'esl opâré le sakit dans une saiBte ûnaolalioii qei comprend tonte la Tîe du Ckiist, et se teiynine par sa mort sangfaffite. La jnstiee et ïaoïovr sont sati^aits; la «^mscieiiee , qui porte ioficait le diroit de Dieu, Test également- La eroi^in'est donc pas rânplement nn gage dn par^ don; elle en réalise la ^eonifition essestieHe; elle cqyère laiéparatioB nécessaire, mais elle Topère d'nne manière digse de JDfen. La grandeur de Tamonr subsiste à ce mcmient snprème de notre histoire religieuse. « Dieu est à la crmx, réconciliant le monde avec soi. » C'est un père qni cmirre ses bras à Tenfani qui leTÎent à l«i par un grand sacrifice. Au-dessus de tons les nuages accumulés pœr la théologie scolastique depuis Anselme , sa miséricorde brille de son pur éclat , étrràtement unie à sa jtfstiee. La résurrection du nou¥el Adam « prémices de eeux qui dorment » est k preuTe éclatante que k r^oration a été jugée complète et que Thomanité est relevée de sa coulpe. Son ascension et TenTm du Saintj^â^rit démontrent que son action rédemptrice se continiiera au travers des âges jusqu'au plein tri(»iphe de k vérité. Désormais quiconque, par une foi vivante et personnelle^ s'unira à k saisie victime du Calvaire « quiconqae acceptera son sacrifice, en recevra lebéné&^ ; et to«8 ee«x qoà mourront avec lui ^ en crucifiant la chair et isea. eonvoitiaes , ressusciteront aussi avec Isi pour la sainteté et la gloire. « Celui foû croit en lui ne mourra peAaf. 11 a k vie éternelle. »

Ce a'^sal pas! sans regret qiM, p4»r des distinctions et

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des définitions pourtant nécessaires , on refroidit Timpression que la simple vue da Christ produit sur le cœur et sur la conscience. Le même attrait qui se faisait sentir au temps de son passage sur la terre , à tous ceux dont le cœur n'était pas fermé par Torgueil, il l'exerce encore au milieu de nous. Ce n'était pas après un long raisonnement sur sa personne, sur sa nature divine et humaine, que Marie Magdeleine, que la pécheresse qui arrosa ses pieds d'un vase de parfums, et la troupe nombreuse des affligés toujours empressés autour de Jiui, s'attachèrent à ses pas pour le suivre. Il leur suffit de l'avoir vu et entendu pour subir cette attraction irrésistible. Il y avait en lui tant de douceur et de pureté ; tant d'autorité et de force régnaient dans ses discours ; quelque chose de si consolant et de si céleste était répandu sur toute sa personne , que les cœurs bien disposés éprouvaient immédiatement pour lui une sympathie mêlée de tendresse et d'adoration qui les pénétrait tout entiers. Une vertu divine émanait de tout son être. On le sentait aussi puissant qu'il était miséricordieux. On était bientôt convaincu qu'il savait délivrer comme il savait compatir, et, au travers de tousses miracles, on en pressentait un plus grand, celui que tous les autres annonçaient et préfiguraient, le relèvement par l'amour de la race déchue. Si tout d'abord on accourait à lui pour être consolé^des maux du corps , il était une autre douleur, plus noble, plus profonde, celle causée parle péché, dont on lui demandait la guérison. On lisait le pardon de Dieu sur ses traits avant de l'avoir entendu sortir de sa bouche. L'amour infini ceignait sa tête comme une auréole , et la conscience, à

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