‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 14 sur 184 · RELIGION DES SCYTHES · texte numérisé non relu

RELIGION DES SCYTHES

gions, les mêmes dhiuités seront à la fois bienfaisantes et malfaisantes. La donnée fondamentale de ces cultes asiatiques est Tadoration du soleil et de la lune, considérés comme des personnifications des forces générales de la nature. Par un anthropomorphisme facile à comprendre, les divinités sidérales se partagent en deux séries : les divinités mâles et les divinités féminines. Dans toutes ces religions la volupté et la mort jouent un rôle important et d'abominables symboles figurent au premier rang dans leur culte. Essayons, après avoir indiqué ce qu'elles ont de commun, de déterminer leurs différences.

Aux deux extrémités de la zone occupée par ces premières religions de l'Asie, nous trouvons des* cultes moins sensuels que dans l'espace intermédiaire. Dans les vastes plaines qui s'étendent au pied du Caucase vivait un peuple guerrier et à moitié sauvage, dont l'existence rude et nomade développait les instincts cruels. Le jeune Scythe devait boire le sang du premier ennemi qu'il tuait, et celui qui n'avait pas trempé ses lèvres dans cet aflfreux breuvage était tenu de s'asseoir à l'écart dans les grandes fêtes présidées par les chefs de la tribu. Les divinités principales de ces peuples étaient le dieu du ciel ou Papaios, et la divinité de la terre ou Tabiti. Selon la coutume des peupks orientaux ils adoraient à part, sous des noms nouveaux, les attributs divers de ces grandes divinités. Ainsi ils avaient une déesse de la volupté et un dieu de la guerre, qui personnifiaient d'une manière plus précise les deux gracdes forces de la nature. Leur tempérament et leur

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