‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 15 sur 184 · RELIGION ARABE · texte numérisé non relu

RELIGION ARABE

genre de vie les amenaient à accorder la première place à la divinité terrible. Ils ne lui élevaient pas de temples; ils Tadoraient sous l'image d'une épée nue, et ils lui immolaient par milliers les prisonniers qu'ils avaient faits dans le combat.

A l'autre extrémité de la zone, nous trouvons les tribus nomades de l'Arabie. Intrépides et guerrières, elles habitaient un pays plus favorisé , qui produisait la myrrhe et les pierres précieuses; elles étaient en contact, parle commerce, avec les peuples de l'Asie; aussi n'avaient-elles point les instincts cruels des Scythes, sans s'abandonner à la sensualité effrénée des Babyloniens et des Phéniciens. Eux aussi adoraient une double divinité : une divinité mâle, qui était le dieu du ciel, à la fois bienfaisant comme la lumière et terrible comme Touragan du désert, et une divinité féminine, symbole de la fécondité ; ils l'assimilaient tantôt à la terre, tantôt à la lune. Les Arabes furent les premiers à adorer les étoiles à côté du soleil et de la lune : le ciel étoile brille en effet sur le désert avec un incomparable éclat; la fraîcheur vivifiante descend sur le sable brûlant au moment où les astres s'allument dans l'azur, et ce sont eux qui guident le voyageur dans ses courses nocturnes au sein de la solitude. Ils représentent pour lui le côté bienfaisant de la nature, et il est amené à leur attribuer une grande puissance sur le sort de l'homme. L'Arabe adorait le dieu du ciel sur les hauteurs ; la déesse de la fécondité lui paraissait résider dans les arbres verdoyants. Il attachait à certaines pierres une valeur toute particulière. Le Baal adoré sur les hauts lieux par les

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