DOSITHÉE. — SIMON LE MAGICSEN
rkliâme que celle des Jaifis, si mmis en er&y^m» d«iiBK>iii8 les qpielqnes Samaritaii]^ fpii vivent eBcere avjorard'bm sur les milles de leur patrie, et qoi seoMeiit es avo^ gardé fidèlement les ancîeimes traditioiis. D'après eoi; le Messie doit domiaer sur toas les pesi^es, rétefver k loi sainte, rebâtir le temple de Crarizim et assurer le triomphe muTersel de Moiise ^ . La facâité avec laqo^e le magieien SiBion fascina tout le peiq[>le saanritaân par ses sortilèges est une preuve nouvelte du caractère gnisier de ses espéraaces.
Nous avons vu dans Tintroductiim qu'au potat de ym des religions de la nature le magicien était fe seul Jief^ sie^ le seul libérateur qu'on pot atteMbre. Pour ceuxqû oat divinisé la nature, k ressource svprème réside dns ses forces cachées. Le dnalisme païen, ne s'élevait paa à la notion cbt mal moral, s'imagine vaincre le principe du mal en conjurant les effets de la puissance malfaisante de la nature. Les magiciens sont donc appelés à jouer un rôle important dans ces temps de décomposition rdigieuse et d'a^h*atioii. La prédominance des idées <»ieBtaies , l'influence des idées juives sur le Messie , tout contribuait à augmenter leur ascendant dans ces contrées. Les Samaritains avaient déjà subi l'influence d^mi faux SIessie nommé Dosithée. Les témoignages de l'antiquité chrétienne sur son compte sont incomplets et contradictoires. D'après le plus ancien, celui d'Origène, Dosithée, contemporain de Jésus-Christ, se serait donné pour le Messie attendu et aurait même prétendu à la qua-
^ Die Samariter. Ein Beitrag von Joseph GnniiB^ iS6i^ p. SS»
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lité de fils de Dieu Ml est permis de supposer que Timposteor a exploité à scm profit rimpression produite par le passage du Sauveur au travers de la Samarie. Son iur fluence parait s'être maintenue assez longtemps, mais dans un cercle restreint^. Simon acquit uneMen plus grande popularité. La légende s'est emparée de son nom et a surdbargé son histoire de mythes absurdes. Il est même devenu un personnage tout à fait typique dans c^tains écrits des hérétiques judaïsants du second siècle ^. Justin Martyr le fait venir à Borne et lui attribue la fondation d'un culte nouveau, mais son assertion ^ basée sur une erreur historique évidente^. Beaucoup 4e théologiens modernes ont conclu de ces mythes que toute l'histoire de Simon n'était qu'un tissu de, légendes. Mais elle contient des faits positifs, garantis par le témoignage unanime des Pères et confiianés par l'écrit d'Hippolyte récemment découvert. « Simon, lisons-nous dans les Philosophoumena, était de Gitta, bourg de Sanuir rie. C'était un habile magicien; il essaya de se
* "Eçacrxe vlourbv eTvaei, xbv icpotpYjTSuéixsvovXpiçrrbv. Orig., Comment, in Johann. ,YUl, 27. Kai aùirbç uibçTOÎî Ôeou. GontraGels^VI,!?.
* Epiphane nous en donne une tout autre idée ; d'après lui (Hceres,, 13)^ Dosithée serait un Juif^ fondateur de la secte des badducéens^ qui aurait passé en Samarie aprte avoir subi quelque échec en Judée; mdls il a évidemment confondu le Dosithée d*0rigène avec le Doâthée du TsSr mnd. (Orimm^ Die Samarit., il7.)
' Dans les Clémentines et les Recognitiones, Simon représente Thérésie en général^ et tout d'abord saint Paul^ qui pour les ébionites était l'hérétique par excellence.
^ Voir Justin Martyr (i</»o/o^tVi^ édition de 1686^ p. §9). Justin prétend que, de son temps> on pouvait lire à Rome l'inscriptioa suivante : Simoni Deo sancto. Mais il est maintenant reconnu qu'au lieu de Simoni, il fttot lire Semoni, Sémo était un dieu sabéen adoré à Rome.