‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 149 sur 184 · PIERRE ET CORNEILLE · texte numérisé non relu

PIERRE ET CORNEILLE

avait abandonné le culte des faux dieux et embrassé la religion juive*. Mais il n'y avait pas trouvé Fapaisement de son cœur. Cette àme droite et pieuse pressentait et réclamait une satisfaction plus complète de ses désirs. Il est possible que Corneille eût entendu parler auparavant de la religion nouvelle et de saint Pierre, car range qui lui apparaît se borne à mentionner le nom de l'apôtre et Corneille le comprend sans autre explication. Cette rumeur vague du christianisme qui était parvenue jusqu'à lui avait peut-être rendu ses prières plus ferventes. Quoi qu'il en soit, comme il était en prière, il eut une vision soudaine. Un ange de Dieu lui annonça que ses prières étaient exaucées et qu'il n'avait qu'à mander auprès de lui l'apôtre Pierre ^. Au même moment Pierre, dans la ville de Joppe, était honoré d'une révélation qui devait le disposer à répondre favorablement au désir de Corneille.

Cette révélation semble , au premier abord, se rapporter uniquement à la distinction des animaux purs et impurs^. Mais tout, dans les institutions judaïques, était étroitement lié. La distinction entre les animaux reposait sur le même principe que celle entre les jours, entre les lieux et entre les hommes. Tant que la rédemption n'avait pas été accomplie, la tache originelle infectait toute chose dans un monde maudit. Ce n'était que par exception que certains hommes, certains jours, certains fruits de la terre, certains animaux, échappaient en quelque mesure à Tuniversellesouillure.

1 Actes X, 1. — » Actes X, 8-8. — » Actes X, 10-17.

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