IL PREND LA LOI AU SÉRIEUX
les homm^ par de Taines formes et qui slmagiaera aToir satisfait à la loi en payant la dime de la menthe et du cumin. Ce jeune Juif est un observateur zélé et scrupuleux de toutes les ordonnances du mosaïsme; il les prend au sérieux, il les pratique de la manière la plus exacte. C'est un pharisien sincère; écoutons4e parler lui-même : « Je faisais , nous dit-il , plus de progrès dans le judaïsme que plusieurs pharisiens de mon Age, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes pères *. » Ailleurs il déclare qu'il était sans reproche à regard de la justice de la loi^. Ainsi Paul dé* clare qu'il avait surpassé tous ses contemporains par son zèle et par sa fidélité scrupuleuse à observer la loi. Qui ne reconnaîtrait dans cette ardeur extraordinaire l'inquiétude secrète, le malaise sourd et douloureux dont nous parlions? C'est qu'au fond Saul de Tarse demandait au judaïsme ce qu'il ne pouvait pas donner. Il lai demandait le salut, et le salut pour lui comme pour tout homme droit qui n'a pas vu briller la lumière du pardon sur son chemin, c'est la conformité parfaite à la folonté de Dieu. La loi n'avait de valeur à ses yeux que comme révélation de cette volonté, et il cherchait à la pratiquer sous le coup de cette parole terrible : « Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire ^. » De là son agitation, son trouble et aussi son ardeur extraordinaire dans la pratique des observances légales.
» Gai. 1, 14. — « Phil. III, 6.— « Gai. UI, 10.