SON TROUBLE
n nous semUe reconnaître dans certaines portions de ses épitres comme les mémoires de sa yie luremiëre. Qoand il parle de Fimpuissance du légalisme, il ne s'arrête pas longtemps au déyeloppement doctrinal; la dissertation prend nn tonr dramatique et personnéL On sent qu'il touche aux plaies Tiyes de son âme ayant sa conversion. Le chapitre TII* de son épitre aox Bomains est plein de ces souTcnirs douloureux. Quand il nous peint ayec une admirable profondeur psychologique ce singulier effet de la loi de nous réTéler le mal et de M donner un charme maudit en le présentant comme le fruit défendu \ ne se souyient-il pas du temps où après ayoir reconnu dans le commandement de Dieu Tidéal moral proposé à sa conscience, il s'était consumé ea yains efforts pour le réaliser et n'en ayait rapporté qu'une conviction plus désolante de FincuraMe ccftruption de la nature humaine. Le mal Ta attiré précisément parce qu'il est une violation de la loi de Dieu.
N'opt-ce pas encore Saul de Tarse qui s'écrie avec Tacccnt d'une douleur amère : « Je suis mort, de sorte qu'il s'est trouvé que le commandement qui devait me donner la vie m'a donné la mort ^. On le voit reconunencer sans cesse une tentative incessamment infructueuse, désireux d'observer la loi et mesurant son impuissance à ses désirs, « ne faisant pas le bien qu'il vou* drait faire et faisant le mal <iu'il ne voudrait pas faire. » Déchiré par cette lutte intérieure, par cette
• Rom. VII, 8, 9. — « Rom. VII, 10.