CARACTERE DE L*APOSTOLAT DB PAUL
n reste une question préMmiDaire à élacider. Paul déclare, dans son épitre aux Galates, que rEyangile qu*il annonce ne yient d'aucun honune : « Je ne TaireçuiH appris d'aucun homme, dit-il, mais je Tai reçu par h révélation de Jésus-Christ^ ». Devons-nous conclure de ces paroles que Paul a reçu par réyélation 4irecte toute la divine histoire du salut ? Nous ne le pensons pas. Jamais Dieu ne fait de miracles inutiles. Il ne communique pas magiquement ce qui peut être acquis par les voies naturelles. Rien ne nous empêche d'admettre que saint Paul ait obtenu la connaissance du fond de TEvangile par ses entretiens avec Ananias et les autres disciples de Damas. U est probable aussi qu'il aura puisé par lui-même aux sources les plus riches. Peut-être a-t-il eu entre les mains l'une de ces relations écrites dont parle saint Luc, et qui circulèrent de bonne heure dans les Eglises. Quand Paul parle de son Evangile^ il désigne par là sa manière de présenter la vérité, et surtout ses vues profondes sur l'ancienne et la nouvelle alliance^ sur la loi et la justification par la foi. Il ne reçut d'aucun homme ces grandes vérités : le Saint-Esprit les lui donna. Nous voyons en effet que la révélation qu'il reçut dans le temple de Jérusalem , portait précisément sur sa mission au milieu des païens ^ ; elle impliquait par
saint Paul (Revue de théologie, t. III, 6" livraison), attribue aune fausse idée de l'Apôtre sur l'apostolat en général tout ce qu'il dit en faveur de son autorité. Il nous semble qu'il eût pu facilement éviter cette extrémité en admettant cet élargissement de l'apostolat primitif, qui devait conduire à la vraie succession apostolique qui appartient à l'Eglise chrétienne prise dans son ensemble.
« Gai. I, 11, 13. — > Actes XXU, 21.