‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 18 sur 184 · L'ABT EGYPTIEN · texte numérisé non relu

L'ABT EGYPTIEN

« grâce devant le grand <iieo^ ils habitent dans les « domaines de la gloire, où Ton vit d'une yie câeste; « les corps qu'ils ont laissés reposeront toujours, dans « 'leurs tombeaux tandis qu'ils se réjouiront dans la tie «:du dieu suprême ' . » On voit par ces derniers mots qu'on attachait une grande importance à la conser* Tation des corps. Les Egyptiens pensaient, en effet, qu'elle était une condition de l'immortalité de l'âme; aussi se croyaient-ils obligés de pratiquer l'embaumement avec un soin religieux et d'élever d'indestructibles tombeaux?. Peuple de la tradition, vouée l'immobilité, ils n'avaient de passion que pour conserver le souvenir du passé. Ils écrivaient leur: Ustoire avec celle de leurs rois sur ees tombeaux par le moyen des hiéroglyphes ^ écriture symbolique etn^tueuse qui était destinée à donner à ces ehroniqaes nationales la stabilité et l'éternité de la pierre/ On y retrouve les premiers éléments de l'écriture qui, ne pouvant encore se servir de signes abrégés, tantôt peint les sujets eux-mêmes, tantôt les représente par des signes convenus. Bien ne prouve mieux l'immobilité pesante de ce peuple que sa persé^rànce à conserver ces rudiments pendant des siècles sans les développer.

Le caractère national s'est reproduit avec une grande fidélité dans l'art égyptien. Ge n'est pas la fécondité qui M manque, car ses œuvres sont innombrables. Les pyramides et les obélisques couvraient le sol du pays;

: « Duflkeari 1. 1, p. 79. — ^ » Hérodote, «, 86, i«3.

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