L'ART EGYPTIEN
labyrinthe et son enfilade de palais ; les palais de lëbes; celui de Sésostris, qui est immense; les temples, alement magnifiques; les vastes tombeaux , creusés DS le roc; toutes ces constructions qui saisissent par ir air de grandeur et de majesté , dénotent des -lattes artistiques très développées. Mais Farchitecture rase complètement la sculpture et la peinture, parce e ces arts réclament, pour fleurir à part^ un certain veloppement de Tindividualité humaine. L'art égyp- & est un art essentiellement sacerdotal ; il manque de teité, d'inspiration spontanée, de souffle; il est le rvîteur docile, ou, pour mieux dire, T esclave de la tdition. Les temples et les palais ne forment pas une sté, un tout harmonique comme les temples grecs. »t une série de portiques aux innombrables colonnes, i pourrait se prolonger sans fin. La sculpture s'en Ht à des types consacrés ; les formes sont plutôt géo- ^triques qu'organiques. La figure humaine n'a aucune ftuté, aucune individualité; elle est frappée de l'im- ^bilité solennelle qui caractérise la nation eUe-mème. 8 dieux sont représentés par de bizarres assemblages inimaux, parmi lesquels le sphinx joue le premier le. On voit, comme le fait très bien remarquer OttMed iller, que l'art égyptien n'est pas destiné, comme l'art ec, à exprimer des idées vraiment esthétiques. Il n'a s d'autre but que de conserver des souvenirs; il relate s faits. Bien loin d'être voué à l'idéal, c'est une sorte écriture monumentale, un simple développement des §roglyphes, destiné comme eux à perpétuer l'histoire à rappeler les actions des dieux pour les nécessités du