S ABROGATION DES CASTE
générale, et comme il présentait nu frappant eootraste avec Forgueil farouche des brahmanes, il gagimit par sa douceur et ses allures bienfaisantes une multitude de disciples. Ce qui le rendait surtout populaire, e^était sou caractère éminemment démocratique, car il tendait à abaisser la barrière entre les castes. « Ma loi, disait Bouddha, est une loi de grâce pour tous * . » D'ail* leurs eu devenant son disciple on édiappait à la toi de la renaissance et à cette gradation de mérite marquée par le régime des castes. On comprend quel alltrait une pareille doctrine dut avoir pour les classes foulées et méprisées par les brahmanes. Malgré ses succès auprès da peuple, le bouddhisme n* était vraiment réalisé diuâ fautes ses conséquences qu'au sein des monastères fondés par lui. Le vrai sectateur de Bouddha est le solitaire « qui, après avoir rasé ses cheveux et sa barbe,^ revêtu de vêtements de couleur jaune, quitta sa maison avec une foi parfaite pour entrer datis la vie religieuse et mendie de lieu en lieu^. Il a pour fin d'arriver graduellement à Finsensibilité totale. Comme' Foiseau né de Tœuf, il doit briser sa coquille ^, o'est-à-dire renoncer complètement à Texistence terrestre et a'affrancbir de tout attachement, eavisager du même regBxd L'or et une motte de terre, tourner le dos à V&à^ tence, aux joies et aux plaisirs des hommes \ H ne vit pas dans l'isolement absolu; il s'associe à ceux qui par- I3&gent ses sentiments. De vastes monastères reçoivent les moines bouddhistes; ceux-ci ne s'airétent dans au-
* Burnouf, p. 178. — « Burnouf, p. 248. — « Burnouf, p. 86. — * Bur- Bouf, 327.