LES DIEUX D'HOMÈRE
france. Toas sont soamis aa mystérieux poayoir du Destin. Et pourtant, s'ils ont les faiblesses de Thumanité ild en ont aussi la grandeur; car par un côté Thomme touche à Dieu : c'est par le côté moral. Il n'est pas absent dans la mythologie homérique. Les sentiments moraux qui président à la constitution de la cité et de la fiEfflûlle se retrouvent chez les dieux. Jupiter est le grajid pasteur des peuples, le chef par excellence, le père de tous ses sujets. De son terrible sourcil il fait trembler l'univers, mais il s'apaise aux prières des siippMants. Il est le dieu de la justice, le dieu du foyer domestique, le protecteur de l'exilé, du mendiant, le gardien vigilant de l'hospitalité. Jamais la religion de la nature n'eût entrevu cet idéal moral, et quelles que soient les légendes grossières qui l'obscurcissent, il
réalise un incontestable progrès. D'un autre côté, le courage, la fidélité, la franchise, le respect du droit, toutes ces vertus qu'on peut appeler élémentaires sont mises en honneur. Les épreuves d'Ulysse, l'attachement de son épouse et de son fils, tout le drame si émouvant dans sa simplicité de Y Odyssée^ relève très haut l'idée morale.
Nous convenons que ces divinités, constamment compromises dans les plus étranges aventures et passionnément mêlées aux querelles des héros, favorisent bien plus l'impiété que la vénération des choses saintes. Elles ne peuvent guère inspirer que la crainte de l'esclave ou la bassesse du courtisan, qui veut acheter la faveur d'un roi qu'il sait plus puissant mais non meilleur que lui. Toutefois si l'évolution mythologique de la 1 7