‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 42 sur 184 · LES DIEUX D*HOMER · texte numérisé non relu

LES DIEUX D*HOMER

Grèce a besoin de subir une longue épuratioB, ayaBt d*atteindre son point culminant, elle a déjà fait deux grandes conquêtes. Les dieux apparaissent comme des êtres libres et personnels, et au traders de ce qu'ils ont encore 4 mcohérent et d'impur, ridée morale a commencé à percer. Les anciennes personnifications de la nature, si nombreuses dans la religion pélagique, sont maintenues. Tous les anciens mythes sont accq[>té&;. mais ils sont reliés les uns aux autres par cette ceinture de Yénus dont parle ï Iliade, image de la grâce légère et délicate. Ils reyétent, en passant par Tesprit d'Bo* mère, la poésie la plus naïve et la plus brillante, peé^ qui humanise en quelque sorte tout ce qu'elle touche. Aa lieu de ces poëmes immenses et confus, comme Tlnde et son panthéisme^ nous avons un poème où tout s'en* chaîne et dont les parties forment un ensemble harmonieux. On n'est plus en présence de créations bizarres qui réunissent les éléments les plus disparates. Les types sont ramenés aux proportions de la beauté; on les voit se dessiner" ayec netteté , nous sommes introduits dans un monde à la fois réel et idéal. Les héros et les dieux marchent, parlent et agissent sous nos yeux. Il semble que 1 air léger et doré de la Grèce circule au travers de cette poésie radieuse^ tant il y a de sérénité et de fraîcheur dans son coloris, tant il reproduit fidèlement dans son éclat animé ce premier épanouissement de la race hellénique, au milieu des combats et des fêtes. On respire dans V Iliade et ï Odyssée la candeur et comme la santé de Tenfance; mais c'est l'enfance do plus beau génie, ravi des spectacles étalés sous ses re-

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