‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 46 sur 184 · LA GRANDE POÉSIE DRAMATIQUE · texte numérisé non relu

LA GRANDE POÉSIE DRAMATIQUE

de la nature. Le «trame n'est possiUe qne qvand rbomioe n'est plus considéré comme Tesdaye ou le jooet ées forées naturelles. 11 n'y a jnsque là qu'on iseal fenoiùr nage sur la scène : «'est la nature. En peindre les léî»* lutions régulières dans des symboles expressils comme ceux d'Adonis ou d'Osîris, c'est tout ce que Fart peut faire. Il n'en est plus de même quand la peracmnaUté humaine a fait son avé&ement ; c'est désormais à sa destinée que l'on accorde le principal intérêt. BMte se nlève de toute sa hauteur, et avec elk on entre dns le monde moral. Le paganisme n'y a jamais pénétié toot à fait, retenu qu'il était par les chaînes i moitié hrisées du dualisme. La tragédie grecque, comme la veltjjmf conserye encore l'idée fondamentale des religions de k nature, cette irrésistible fatalité, ce mystérieux /o^iwit sphinx égyptien qui rompt l'harmonie et Irouiilè k sérénité de l'hellénisme. Mais on sent qilè celte âibiHé pèse sur une créature morale qui a une part dé liberté et qui frémit d'y être soumise. Cest même œ contraste entre la grandeur de l'homme, tel qu'il est dépèiirt par Eschyle et Sophocle, et les misères de sa destinée, qm donne un caractère si pathétique à ces antiqueô mélopées. Tout d'ailleurs n'est pas abandonné à la fiitalké; toujours quelque crime caché a armé sa main vengeresse. L'idée morale est encore enveloppée d'un nuage; mais elle le transperce de vives clartés, et parfois elle s'en afifranchit tout à fait et apparaît dans toute sa sereine beauté ' .

* Voir le beau livre de M. Patin sur la tragédie grecque^ dont la deuxième édition vient de paraître.

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