LE6 MYSTÈRES
il est rattaché de pla3 près à la terre, sa diyimsation est une apothéose plus franche. Ayec lui lé Grec s^élèye hardiment sur son Olyippe et réclame sa part de diyînité sans passer par Tidéalisation d*un Jupiter ou d'un Apollon. Hercule devint le dieu sauveur, le, futur vain* qaeur de Jupiter. Bien n* était plus logique; les dieux ▼éritaMes étaient des héros; il était dans leur destinée 4(2 supplanter les anciennes personnifications des forces de la nature. A cette époque la mythologie hellénique est encombrée de héros ou demi-dieux qui réclament Tadoration. La Grèce exprime toujours plus clairement SQn idée religieuse fondamentale. Tandis que TOrient demande. à la Divinité de venir du ciel s*unir à Fhomme pour Tabsorber, elle veut que Thomme idéal ou le héros grec s* élève de la terre au ciel, et remplace sur les autels les dieux anciens, en manifestant non-seulement la beauté esthétique ou intellectuelle, mais encore la beauté morale. Cette religion ne pouvait pas suffire à celui4à même qu-elle déifiait. Elle avait à la fois trop de gran- 4ieiir et de bassesse pour subsister. Les nobles instincts de r&me étaient à la fois réveillés et froissés par elle. Elle devait périr déchirée par cette irrémédiable contradiction.
Les mystères étaient un indice de cette insuffisance de ,la^ religion officielle et publique. !Nous avons déjà expliqué comment les principaux d'entre eux se rattachèrent aux anciennes divinités telluriques. Les mystères qui roulaient sur les aventures de Bacchus renfermaient une sorte de gnose métaphysique. Selon une légende athénienne, Bacchus aurait été mis en pièces par les