LES SOPHISTES
tte chose ' . Telle était la doctrine des Prof agoras et i Gorgias; ils cherchaient à rétablir par une dia* tique ^subtile et délétère qui détruisait toute évidence ionnelle et morale. Ces sophistes étaient en même Dps de grands rhéteurs ; ils inauguraient le règne de fimsse élégance* Comme tout à leurs yeux n'était que ine apparence, ils ne visaient qu*à Feffet, à la pompe, 'harmonie du langage. Ds se plaisaient, comme nous pprend Cicéron , à plaider le pour et le contre avec e force égale dans une même cause*. On comprend elle fatale influence ils exerçaient sur la jeunesse; ils issaient chez elle ou détruisaient le sens moral. Us ne troisaient pas moins sûrement le sens religieux, car i sophistes étaient renommés par leur athéisme ; ils cifflaient Fimpiété aux jeunes gens. Ils sapaient ainsi cites les bases de TEtat et inspiraient un légitime ef- )i non-seulement aux hommes religieux, mais encore îeux qui étaient préoccupés du bien de la république, issi la philosophie fut discréditée pour longtemps ir leur faute, et celui-là même qui la releva mourut irtime de Timpopularité que ses plus mortels enneis avaient soulevée contre elle. Il fallut sa vie et mort pour la rétablir dans l'estime de la Grèce. Aume mission n'était plus haute, et ce fat celle de Soate. Quant à nous, nous n'hésitons pas à dire qu'il fut i grand serviteur de ce Dieu qu'il ne fit qu'entrevoir, ais dont il accomplit la volonté dans la mesure de la
* IlâvTWV xpr^jJufTWV jJiéTpov àvôpwxoç. Ritter et Preller, 132.
' « Qood jadicavit Gorgias hoc oratoris esse maxime proprinm rem
?ere posse laudando \ituperandoque, nirsus afifligere. » Brutas^ c. 12.